La Dépêche de Kabylie

Une station monobloc en cours d’installation

« Pendant la campagne électorale, j’avais promis de m’attaquer en cas de mon élection à deux problèmes : la résorption de l’habitat précaire et l’alimentation en eau potable », nous a dit en premier lieu le maire de Tizi Gheniff auquel nous avons posé la question sur l’installation d’une station monobloc au niveau du barrage de Tizi Gheniff. Il faut rappeler qu’à la mi-juin dix comités du versant nord au chef-lieu avaient occupé le siège de l’APC pour demander de l’eau potable. Le versant alimenté, par la chaîne dite de Sidi Ali Bounab, souffre de ce sempiternel manque d’eau depuis des décennies notamment en été.

Aujourd’hui, nous a ajoutés le P/APC, la ville ainsi que certains villages tels Tizi N’doukert, Ouled Meriem, Khlandja et même Moroko, Adila et le village agricole sont alimentés deux fois par semaine. « Une nette amélioration est constatée dans ces villages », a remarqué notre interlocuteur. Pour ce dernier, il y aura de l’eau pour tous pourvu que la gestion de ce liquide soit rationnelle. « Nous avons réservé des locaux pour l’ADE. Il faut de la logistique pour ces services bien que nous soyons à leurs côtés à chaque fois qu’ils nous sollicitent. Les citoyens demandent à ce qu’on leur place des compteurs », nous a-t-il révélé par ailleurs. Avant de nous donner des informations au sujet du projet de la station monobloc. « Devant ce manque, nous avons sollicité la wilaya. Une station de traitement de l’eau du barrage nous a été accordée. Les travaux sont en cours. Il ne reste pas grand-chose.

Elle sera opérationnelle dans trois semaines. Elle va traiter 1500 mètres cubes/jour. A partir de ce barrage, nous allons alimenter les villages du versant nord tels Ath Itchir, Attatla, Ouled Messaoud », nous a fait savoir M. Mohamed Djidda car c’est de lui qu’il s’agit. A une question si la population va mal réagir comme ce fut le cas à Draâ El Mizan, le maire a répondu que l’eau de ce barrage est potable. « C’est une solution palliative en attendant le transfert de l’eau du barrage de Koudia Asserdoune de Bouira », a-t-il conclu.

Amar Ouramdane

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