A quelques kilomètres du chef-lieu de Ain El Hammam, le village d’Agouni n’Teslent se débat toujours dans des problèmes d’électricité. Ses habitants ne cessent de s’en plaindre aux autorités qui ne répondent à leurs doléances que par des promesses. «Les réclamations se suivent mais la situation demeure inchangée» indique un villageois. Dès la nuit tombée, les rues sont plongés dans l’obscurité totale, accentuant de ce fait, les menaces qui pèsent sur ceux qui s’aventurent à l’extérieur de leurs maisons. L’éclairage public défectueux, depuis plusieurs mois, tarde à être réparé. Les lampes grillées pendant inutilement, sur leur supports, en attendant leur remplacement qui semble s’éloigner de plus en plus.
En cette période, des familles ont des difficultés à se déplacer de nuit, à l’intérieur et aux alentours du village, pour assister aux fêtes familiales.
Elles ne trouvent leur chemin que grâce à la lueur de torches électriques. Ce qui est insuffisant pour repérer un danger éventuel.
«La rue est devenue le domaine des chacals et des chiens errants qui peuvent s’attaquer aux passants.
A la faveur des ténèbres, personne n’est à l’abri d’une agression qui peut survenir à tous les coins de rue», se plaint Md Saïd qui sait de quoi il parle. Il a eu en effet, à se déplacer de nuit pour se rendre à l’hôpital. par ailleurs, on nous informe que le problème de l’extension du réseau d’électricité du village n’est résolu que partiellement.
La demande de branchement n’a été satisfaite que pour vingt-six maisons. Les reste, soit vingt-trois foyers continueront, pour une période indéterminée à s’éclairer à la bougie. Les pères de familles concernés crient à «la hogra» ne comprennent pas leur marginalisation alors qu’ils avaient effectué des démarches au même titre que tous les autres. Ce n’est malheureusement pas la première fois que la question de l’éclairage public est soulevée. Les villages et cités de la commune s’en plaignent à tour de rôle.
A. O. T.
