Pour trouver une place où garer son véhicule, il faut arriver tôt, à Michelet ville. Si, depuis toujours, les automobilistes se plaignent des difficultés de stationnement, depuis quelques mois, la situation s’est empirée. Une grande partie des endroits réservés à cet effet, sont devenus inaccessibles ou occupés par des gravats, depuis que les immeubles des rues Colonel Amirouche et Bounouar M’hada sont livrées aux engins de démolition. Le parking privé, bien que payant est saturé dès sept heures trente, avec l’arrivée des fonctionnaires qui, maintenant réservent leurs places au mois, pour s’assurer d’arriver au travail, à l’heure. Il ne reste plus, alors que l’entrée de la ville pour dénicher une place. Là aussi, les lieux des plus sûrs, sont occupés par la nouvelle station de fourgons. Les jours de marché, on s’en doute, la ville et les alentours étouffent. En effet, depuis que le marché hebdomadaire a débordé de son aire traditionnelle, pour devenir quotidien, il s’est installé durablement sur la rue Colonel Amirouche, squattant ainsi tout le boulevard. Les étals des marchands ambulants se disputent le moindre petit espace laissé libre par les sédentaires. Il ne reste alors, de la grande rue, qu’un couloir étroit, permettant, tout juste le passage d’un véhicule léger.
Les lève-tôt se sont déjà installés, dès les premières heures de la matinée.
Quant aux autres, il ne leur est guère permis de s’y aventurer, ne serait-ce que pour charger des achats (objets lourds) sans risquer de créer un embouteillage.
Leur déplacement vers le centre s’avérera inutile. Il leur faudra revenir, tard le soir, lorsque le gros des troupes sera rentré à la maison.
C’est à ces moments-là que la tension baisse. Cette situation qui semble perdurer, pénalise commerçants et citoyens. La solution se profilant à l’horizon est l’ouverture prochaine d’un parking privé.
Le terrain ayant servi d’assiette aux bâtiments du marché laissera place, une fois dégagée, à une aire dont nous osons l’espérer, sera réservée pour les besoins de stationnement.
A. O. T.
