Loin de s’essouffler, la rumeur faisant état d’un mouvement éminent des walis dont celui de Bouira persiste et tient en haleine la société civile locale qui en fait un sujet d’actualité et de commentaires qui tournent autour d’un consensus, celui de défendre ce wali «par tous les moyens». Un consensus partagé par la quasi-totalité de la population qui, devant la persistance de cette rumeur, s’achemine droit vers un radicalisme dont les contours commencent déjà à se dessiner et qui vont sans doute se terminer par des actions de rue. Un mouvement de colère que tente tant bien que mal de canaliser le mouvement associatif qui préfère user de procédés pacifiques pour absorber la révolte. Il a en ce sens lancé un appel pressant aux hautes instances du pays pour surseoir à l’éventuelle mutation de ce responsable à qui est vouée. une «adoration» collective et farouche à laquelle il n’est pas du tout aisé d’accéder dans une région réputée pour sa rébellion facile contre les commis de l’Etat à moins d’afficher des qualités de bosseur honnête, équitable avec des compétences de gestion à la hauteur des attentes d’une population longtemps marginalisée par les pouvoirs publics. C’est ainsi que le coordinateur des associations de village Illiten (Saharidj), El-Adjiba et Bechloul nous ont approchés pour nous remettre la copie d’un appel adressé aux hautes instances du pays pour leur faire part du désir de la population de maintenir ce wali à Bouira pour, disent-ils, mener à terme son ambitieux projet de relance du développement. Pour ceux bien au fait des mentalités et du tempérament des populations de ces localités, la< décision la plus sage est d’accéder au désir des citoyens. Il est a espérer voir les décideurs user de sagesse et de compréhension, il n’y a rien a gagner à aller à contresens de ce vœu, bien au contraire…
Oulaid Soualah
