Nuits blanches et tapage nocturne

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D’aucuns se plaignent ces derniers temps, de passer des nuits difficiles perturbées par le bruit des vacanciers noctambules.

Le calme, somme toute relatif, de la journée laisse place à une agitation inhabituelle, dès le coucher du soleil. Assommés par la chaleur étouffante, durant le jour, les fêtards ne ratent pas la fraîcheur du soir, pour se rattraper. Les gens de chez nous apprennent à vivre la nuit et l’affichent bruyamment.

La circulation automobile, en ville et sur les routes, menant aux villages, nous plonge dans l’ambiance du Ramadhan, avec deux mois d’avance. Les va-et-vient des véhicules et des piétons, sortis prendre l’air, ne s’estompent qu’aux aurores. les avertisseurs sonores et la musique du poste-cassette, au maximum de son volume, se mêlent aux ronflements des moteurs et aux vrombissements des motos qui pétaradent, sans discontinuer. Les noctambules en vadrouille se font plaisir et se défoulent, sans se soucier du repos d’autrui et encore moins, de celui des malades hospitalisés à l’EPH qu’ils traversent en trombe. Lorsque le ballet des automobilistes baisse d’intensité, les disc-jockeys (un ou plusieurs par village), prennent le relais pour rivaliser, à coups de décibels. Le bruit, il ne s’agit plus de musique, arrive aux fins fonds de la daïra. Les uns répondant aux autres, les diverses musiques distillées sans parcimonie, se rencontrent pour installer une sorte de cacophonie, à vous faire perdre la tête. Si l’intensité (ou violence) de cette musique (ou plutôt du bruit) indispose ceux qui habitent à des kilomètres, qu’en est-il alors, de ceux qui se trouvent à quelques mètres de ces machines infernales ? Allez alors, trouver le sommeil. Comme les fêtes durent toute la semaine, voire tout le mois, on commence à regretter le calme de l’hiver où une sorte de couvre-feu s’instaure dès dix huit heures.

A. O. T.

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