La liste des 57 bénéficiaires de logements sociaux a été affichée dans plusieurs quartiers de la ville d’Aïn Bessem ainsi qu’aux sièges de l’APC et la daïra, ce mardi aux environs de quinze heures.
Des centaines de citoyens se sont agglutinés devant les listes pour savoir s’ils en faisaient partie. En l’espace de quelques minutes les rumeurs se sont dissipées : la liste est convaincante. M. Boualem H qui n’a pas trouvé son nom sur la liste nous a déclaré : «A part deux ou trois noms, la liste est acceptable, ces familles qu’on connaît, vivent dans des conditions insupportables». Quant à M. Laribi Massaoud, bénéficiaire, marié, trois gosses nous a déclaré : «J’ai dû attendre depuis 10 ans, je vivais dans un taudis, maintenant je peux vivre normalement…» Mercredi matin, jour de réception des citoyens, nous nous sommes rendus au siège de la daïra pour plus d’informations. La salle d’attente était presque vide, à part trois citoyens qui attendaient d’être reçus par le chef de daïra. Celui-ci nous a déclaré : «Sachez que la liste affichée est le fruit d’un travail approfondi de 4 000 dossiers. Nous avons désigné 03 brigades qui ont travaillé pendant des mois et qui sont sorties faire leurs enquêtes auprès des demandeurs de logement afin de vérifier leurs situations ».
Le travail de la commission a été très approfondi, l’étude a été faite en toute transparence et équité, je vous informe que nous nous sommes déplacés en tant que commission sur les lieux pour s’enquérir de la véracité des états des lieux et des familles. Nous avons informé les citoyens que 400 logts sont inscrits dans le cadre du logement social ; une tranche de 50 logements sera distribuée en fin de l’année.
Je pense personnellement que la crédibilité de l’Etat passe par la crédibilité de ses responsables et que ces dernier, s’ils travaillent comme on l’a fait dans la transparence et en toute équité, aucun citoyen conscient n’osera défoncer une porte déjà ouverte…
Dans l’attente de la distribution des 50 logements ultérieurement, les citoyens de Aïn Bessem gardent toujours espoir.
K. Ladjal
