Les jeunes de Larbaâ Nath Irathen se sont donnés à cœur joie pendant la soirée du samedi 11 juillet. Trois chanteurs, dépêchés dans le cadre du Festival arabo-africain de Tizi-Ouzou, ont animé la Place Abane-Ramdane. Il y avait, en plus des centaines de jeunes qui ont très tôt afflué sur les lieux des préparatifs, des familles qui ont tenu à assister à la soirée et goûter à quelques moments de détente. C’est Karim Khelfaoui qui a ouvert le bal, avec un Istikhbar suivi de chansons rythmées. Cet artiste, distingué et calme, a su capter l’intérêt du public qui l’a fortement applaudi. La qualité musicale de sa production, sa maîtrise instrumentale et sa belle voix sont à signaler, Ouazib Mohand Ameziane, toujours égal à lui-même, malgré le poids de l’âge, a continué sur la lancée, offrant à la fin, une chanson sur un air de Matoub. Mais le clou de la soirée, ce fut Moumouh. Presque inconnu du public du jour, ce jeune chanteur plein d’énergie communicative a su créer rapidement une ambiance survoltée. Il a commencé par rendre hommage à Abane “Asa Azekka Abane yella yella” et à tous les martyrs “qui ont libéré notre pays”. Dansant sur la scène, poussant des cris, électrisant l’assistance, il a d’emblée entraîné les jeunes dans une ambiance d’enfer. Tout le monde s’est mis à danser sur ses chansons d’amour aux rythmes entraînants. Et ce fut un constant feed back entre le chanteur et le public acquis. Il s’adressait constamment aux jeunes, en leur lancant des harangues, tendait le micro à la foule en délire pour reprendre ensemble ses refrains et ne laissait pas le rythme baisser. Une sorte d’ambiance interactive faite d’échanges et de denses entre lui et le public qui en redemandait. Une belle soirée en somme, presque une thérapie pour une jeunesse longtemps sevrée de bons moments.
M. Amarouche
