La cité des Oliviers, un pâté de masures situées en surplomb de l’agglomération urbaine de Sidi Aïch sera éradiquée dans un proche avenir, nous a confié Mr Kamel Ouzzani, le premier magistrat de la commune. Plus d’une centaine de famille croupissent dans ce bidonville dans des conditions d’extrême précarité.
Leur calvaire dure depuis… 1958 date à laquelle, l’armée coloniale a érigé cette cité pour en faire un centre de regroupement. « C’est une renaissance après un demi siècle de misère noire. Je dois avouer qu’il n’y a pas si longtemps, nous avons perdu toute illusion quant à la perspective d’habiter un logement décent, car depuis des décennies, nous avons été gavés de discours mielleux et de promesses sans lendemains », raconte un sexagénaire de la dite cité. « Il faut saluer les efforts déployés par les autorités locales dont notre maire qui s’est engagé à éradiquer cette cité », renchérit un autre habitant de la cité. De source officielle, celle de l’exécutif communal en l’occurrence, nous apprenons qu’un ambitieux programme de logements destinés exclusivement au recasement des familles de la cité des Oliviers est en cours de réalisation. « Nous disposons d’un parc immobilier de 38 logements évolutifs inscrits à l’indicatif de l’OPGI. Une fois achevés, ce qui ne saurait tarder, ces logements nous permettrons de procéder au recasement d’une partie des familles de la cité », nous explique le P/APC de Sidi Aïch. « Pour les autres familles, nous avons à leur intention, un autre quota alloué à notre commune dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire (RHP).
Le parc composé de 80 unités est achevé à près de 70%. C’est pour vous dire que nous sommes résolument décidés à éradiquer définitivement cette cité d’un autre âge », ajoute l’édile.
N. Maouche
