« Avant même que je ne sois élu à la tête de cette assemblée, mon seul souhait était de m’attaquer de front aux cités bidonvilles », nous a répondu le maire de Tizi Gheniff au sujet des programmes de logements au niveau de sa municipalité.
« Ces cités sont la plaie de Tizi Gheniff », a-t-il ensuite souligné. A ce propos, notre interlocuteur pense qu’avec la réalisation des projets en attente de lancement, ce sera un soulagement.
Dans cet ordre d’idées, il nous évoque la situation de trente logements laissés à l’abandon. « Dès mon installation, j’ai fait un état des lieux de ce secteur. J’ai découvert que des logements lancés à la fin des années 90 ne sont pas encore achevés à ce sujet. Grande surprise. Il fallait les relancer et c’est chose faite. Les travaux ont repris. C’est important quand même d’avoir trente logements à attribuer pour des personnes qui habitent dans des cités hideuses », nous a confié M. Mohamed Djida, car c’est de lui qu’il s’agit.
Bien que des immeubles poussent le long de l’avenue principale de Tizi Gheniff jusqu’à présent, aucun programme réalisé dans le cadre du LSP n’est encore livré aux acquéreurs.
A proximité du siège de la BMPJ et plus précisément à l’entrée de la ville, seize logements haut standing réalisés par un promoteur immobilier sont sur le point d’être attribués. « Ils auront leur clés dans quelques jours », nous a confié une source proche de cette entreprise.
Pour les responsables de Tizi Gheniff, le défi est donc de vaincre la crise de logements en multipliant toutes les formules mises en place, notamment le LSP et le socio-locatif.
Amar Ouramdane
