La cueillette des asperges a commencé

Si dans d’autres pays comme la France, l’asperge est cultivée dans des fermes pour combler les repas des grands chefs, chez nous, on se contente de cueillir la délicieuse « tige » à l’état sauvage. Sur les hauteurs de l’Akfadou, comme au bon vieux temps, beaucoup de gens ne laissent point d’occasion pour s’adonner à une pratique ancestrale. Autrefois, les asperges représentaient une denrée importante dans l’alimentation de la population rurale. Maintenant, ce n’est guère le cas. Toutefois, tant de personnes s’y intéressent par plaisir. Lorsque le soleil se procure le ciel et l’accapare, même pour quelques heures, les villageois se dirigent vers les champs. Certains d’entre eux gardent leurs bêtes, d’autres travaillent la terre. Cependant, tous leurs chemins se croisent à la cueillette des asperges. Dès fois encore, la plante potagère est la seule destination. C’est le cas des enfants et des travailleurs qui viennent dans ces beaux lieux afin de passer le temps libre. Les petites parcelles de terrains qui sont dans les villages représentent les endroits les plus préférés car c’est tout près et c’est à la portée de tout le monde. Mais, pour une très bonne cueillette, se déplacer loin des habitations est inévitable. Avant les tragiques événéments qui ont endeuillé le pays, la forêt d’Akfadou était comme les jardins les plus près. A n’importe quelle heure, la circulation des personnes ne cessait guère. Actuellement, ce déplacement fait, désormais, partie d’une autre époque. Malgré tout, certaines places moins boisées comme le lieu dit Ighil est toujours la destinée des Ath Mensour. Les journées printanières sont les plus propices à la cueillette, même si cette année, vu les multiples perturbations climatiques, la règle du beau temps n’est plus à l’ordre du jour. Ainsi, les asperges mouvementent le quotidien de la saison des fleurs. Enfin, il vaut mieux profiter de déguster « les iskimen » car vers la fin du printemps, ceux qui les mangeront encore deviendront sourds ! La légende le confirme. Peut être est-ce une manière de préserver les champs d’éventuels abus ? Nos aïeux avait l’art de la persuasion.

Mohand Chérif Zirem