Cent quarante-trois des 177 locaux inscrits sur un quota de 200 à usage professionnel destinés aux jeunes promoteurs de projets dans le cadre des programmes de soutien à l’emploi ont été affectés à la commune d’El Kseur.
Sur un nombre important des demandeurs d’octroi au niveau des organismes de soutien, à savoir l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC, une cinquantaine de demandeurs ont reçu un avis défavorable ou ont été “ajournés”.
La commission de la daïra d’El Kseur, chargée de la distribution composée de chef de la daïra d’El Kseur, du P/APC, des représentants des trois organismes de soutien, des représentants des PME/PMI et des domaines a décidé, dès le départ, de prendre en charge l’ensemble des demandes acceptées préalablement par l’un des organismes d’aide à la création de ces micro-entreprises et donner soit l’avis favorable, soit réétudier le dossier dans le cas de recours.
“La première attribution a été faite par la commission de la wilaya en 2008 lors de la distribution de 19 locaux”, dira
M. Akour, un élu à l’APC d’El Kseur. 72 locaux ont été distribués par une commission de daïra dans le premier trimestre 2009, alors que la dernière attribution est faite récemment par la même commission dont le nombre de bénéficiaires est de 52, apprend-on de l’APC.
La commune d’El Kseur a bénéficié d’un programme de 200 locaux dans le cadre de ce qui était appelé “100 locaux par commune”. Selon notre interlocuteur, 128 locaux qui se trouvent à Berchiche, Nichel et Touchanine ont été réceptionnés et le reste ne vas pas tarder à l’être, dont le taux d’avancement est de plus de 60%. “Pour le moment, la demande a été satisfaite alors que même les demandeurs qui ont fait le recours et après la deuxième étude de leurs dossiers sont quasiment acceptés”, ajoute M. Akour.
Selon la même source, il y avait 88 locaux attribués dans le cadre de l’ANGEM, 45 dans le cadre de l’ANSEJ et enfin une dizaine par l’organisme de la CNAC.
S’il est vrai que pour bon nombre de promoteurs, disposer d’un local dans ce cadre est une vraie aubaine, il n’est néanmoins pas du tout évident que la généralisation de ce programme participera à faire reculer un tant soit peu le chômage endémique qui règne dans notre pays.
A El Kseur, même si le projet est bien implanté, il n’en demeure pas moins qu’il apparaît clairement qu’il n’est vraiment pas pertinent de créer autant de locaux dans une ville, et à n’importe quelle place, alors que cette dernière dispose déjà de milliers de locaux et d’un centre commercial (ex-souk el fellah). Et même si la part de ladite commune n’est que ce quota des 200 locaux, il est important, en le comparant à d’autres communes, et il est insuffisant quand on parle de la commune telle qu’El Kseur, qui produit un nombre important de chômeurs de luxe (les universitaires).
M. C.
