Dans notre édition du 30 juin, intitulé » Pépinière de M’chedallah, on cultive des épines « ,nous avions tenté d’attirer l’attention des responsables de l’agriculture, les gestionnaires des domaines de M’chedallah plus précisément sur un phénomène effarant au niveau de la pépinière : l’explosion d’une croissance prodigieuse de la carde sauvage, une plante inutile et envahissante qui s’est propagée sur une surface jadis irriguable de plus de 10 ha en plein milieu de la plaine de M’chedallah.
Notre premier souci, dans l’article précédent, fut de provoquer une réaction salvatrice pour stopper la progression et l’extension de cette plante qui risque de contaminer tout le reste des terrains alentours par un procédé tout à fait naturel.
La tige principale de la carde sauvage qui est semblable à celle d’un roseau peut atteindre 2,50 m de hauteur, est terminée par une fleur ronde, une boule ayant les mêmes dimensions qu’un artichaut avec des écailles comportant des aiguilles en forme d’épines.
L’intérieur de cette fleur contient une touffe compacte de poils qui ne sont autre que la » semence » de cette plante. Arrivée à maturité, la fleur ouvre ses pétales épineuses et laisse apparaître des poils chevelus. C’est en ce moment que le processus naturel de reproduction s’enclenche : la fleur expose cette touffe au vent qui se charge de l’éparpiller en semeur qu’il est.
Nous avions tenté d’attirer l’attention des responsables de ce secteur avant que ce processus ne se met en mouvement, soit avant maturité du fruit de cette plante hélas, c’est compter sans le » comportement vicieux « de certains responsables qui évitent de réagir immédiatement aux écris de presse pour décourager leurs auteurs et les dissuader d’aller loin dans la dénonciation de ce genre de défaillances, ce qui s’apparente à une guerre psychologique par le mépris.
Le semi cyclone qui a balayé la plaine de M’chedallah dans la nuit du lundi à mardi derniers a mené à terme le développement de ces épines qui s’accapareront d’autres espaces cultivables l’année prochaine.
C’est ainsi que doucement mais sûrement, la Mitidja qu’est la plaine « d’Oughazi » est en train de se métamorphoser en champs d’épines au mépris de la morale et des lois de la République. Dans ces prairies, on remarque les cimes de plusieurs dizaines de poiriers étouffés par ce luxuriant tissu végétal de carde sauvage qui ressemble à quelque détails prés à la… « Terreur verte » décrite par Jules Verne dans son roman de science fiction. Malheureusement, leur mépris n’a d’égal que notre ténacité à continuer de dénoncer ce qui se passe au niveau de ces terres hautement fertiles.
Attendent-ils que les écris de presse soient oubliés en faisant le dos rond ? Nous nous engageons à réactualiser ce fait qui s’apparente à un crime économique et à le maintenir d’actualité jusqu’à sa prise en charge par qui de droit. C’est en acceptant d’avance les conséquences que nous nous sommes engagés dans « l’information de proximité » qui est un engagement moral en soi envers la société civile et les couches défavorisées. N’en déplaise à ces messieurs qui… s’étouffent à force d’exhiber un faux orgueil qui n’est en fin de compte qu’un… système de camouflage de leur incompétence… Ou une fuite en avant psychologique.
Oulaïd Soualah
