Depuis le début du mois en cours, le ciment est devenu un produit très désiré. Il est très rare sur le marché pour ne pas dire qu’il est inexistant. Les points de vente ne possèdent pas la quantité habituelle et présente sur les étals au su et au vu de la clientèle. Acquérir un sac de ciment c’est trouver un lingot d’or dans la rue.
Des entreprises du bâtiment et le citoyen qui réalisent des travaux de construction sont à l’arrêt ou activent à la cadence d’une tortue. Ceci est causé par l’insuffisante production de la matière par les unités et les stocks sont, sans doute, épuisés. La pénurie est suscitée par le monopole qui gère le marché. Les entrepreneurs craignent le retard dans la réalisation et d’achèvement des travaux dans les délais. Un souscripteur nous dira : » L’unité de Sour-El-Ghozlane est constamment défaillante pour des raisons que nous ignorons. Rares sont les entrepreneurs qui se dotent du ciment à partir de cette unité. Nous ne recevons pas notre quota, ce qui ne nous facilite pas la tâche et achever les travaux dans les délais fixés. A l’heure actuelle, nous sommes obligés d’acheter la quantité qui nous assure une semaine de travail. Le prix du quintal a flambé et a atteint les 1200 et 1300 da. Nous nous approvisionnons de partout et de nulle part. »
En effet, le ciment est indisponible sur le marché et son écoulement se fait rare. Le secteur du bâtiment est la proie de cette crise, les projets enregistreront certainement des retards dans la réalisation et l’achèvement des travaux et en fin de compte, tout se répercute sur le citoyen, qui attendra encore longtemps son logement.
A. B.
