Le jeune chanteur Ferhat Bouali, d’Azouza, vient de sortir son deuxième album. Le CD est depuis hier, dans les étals des disquaires, il comprend 7 chansons, toutes dédiées à l’amour. Intitulé Siwa kemini (rien que toi), il offre de nouveaux rythmes pour les fêtes d’été. Ferhat nous dit : « J’ai commencé à jouer de la guitare à 17 ans. J’avais pour idole Farid Feragui, un des maîtres de la chanson sentimentale juvénile ». Il a commencé à composer des chansons en 2000. Il nous parle des voies ténébreuses de l’édition : « Il est extrêmement difficile d’éditer quand on est débutant. Personne ne veut prendre de risques avec nous. J’ai dû payer 12 millions rien que pour le studio d’enregistrement. Avec les musiciens, les voix féminines, cet album m’a coûté plus de vingt millions ». Beaucoup de talents peinent à émerger à cause d’obstacles financiers et du manque d’espaces culturels de promotion. Editer un recueil de chansons s’apparente à un parcours du combattant. Il faut avoir le talent mais aussi de la persévérance et un sens de la débrouillardise. Mais un bon produit peut lancer une carrière qui s’annoncera prometteuse. Les arts sont la mesure infaillible de l’état civilisationnel d’un pays et il est temps de créer des circuits de soutien, d’édition, de formation pour tous ces talents contrariés. Pour le moment, goûtons aux notes de fraîcheur que nous distille Ferhat Bouali dans Siwa kemini, Theqaredhas, Ton absence, Lfeta… Et souhaitons à ce jeune homme toute la réussite qu’il mérite.
M. Amarouche
