Mais le coach, Jean-Christian Lang, en connaisseur averti, ne semblait accorder du crédit à ces réussites tant il considère que « l’essentiel était de créer une dynamique au sein des joueurs pour leur inculquer le sens de la gagne », nous expliquait, hier, celui qui dirige la barre technique des Jaune et Vert dans le hall de l’aéroport Houari-Boumediene au retour de l’équipe du Maroc.
Concernant la préparation proprement dite, Lang semblait très satisfait du rendement des joueurs qui ont adhéré, selon lui, à la politique de l’équipe qui consiste à faire en sorte que le club joue les premiers rôles. « Ce n’est pas fini, a tenu à préciser le coach kabyle, puisqu’il nous reste encore à peaufiner l’équipe, la polir, afin qu’elle soit prête pour l’entame du championnat, prévue pour le 6 août, jour du premier match face au CABBA. » « Nous avons, a-t-il rappelé, consacrer une dizaine de jours à Tizi-Ouzou pour permettre aux joueurs nouveaux de se familiariser avec les anciens. » « Ce qui, d’après l’entraîneur, s’est faite dans de très bonnes conditions. Ensuite, nous avons rejoint la ville marocaine de Casablanca afin de souder le groupe et de leur inculquer la notion d’abnégation et de sacrifices. Ce quia porté ses fruits. »
Quant aux matches disputés à titre amical, face à des équipes respectables, il en ressort que l’objectif des dirigeants était surtout de monter un groupe solide et d’honorer la JSK qui est un club, selon le coach Lang, qui ne doit pas être à la traîne, eu égard à son standing, à son histoire et surtout à la région qu’il représente et que l’entraîneur tient en grande estime.
« Ses habitants, que ce soit dans les villages ou dans la ville de Tizi, m’ont, de tout temps, manifesté du respect et c’est beaucoup pour cela que j’ai décidé de revenir entraîner le club après le malentendu sur lequel il est inutile de revenir. «
« Il n y a pas de différence entre les anciens et les nouveaux, c’est le groupe qui compte pour moi »
A propos du recrutement, le coach kabyle semblait satisfait des nouveaux qui, d’après lui, se sont bien intégrés et ont compris que pour avoir une place à la JSK, il faudra la mériter. Et pour en arriver là, il n’y avait pas, à Casablanca, cette notion de titulaire à part entière. « Tous étaient dans le même bain », a clamé celui qui est appelé à dresser le onze rentrant. De plus, cette méthode qui consiste à ne point faire de disparités parmi les joueurs a porté ses fruits, selon Jean Christian, qui nous a appris que lors des sixties organisés, il y avait une ambiance de jouer qui renseigne sur l’homogénéité du groupe.
Le groupe semble souder et la joie de jouer fait partie du quotidien des nouveaux qui, dans la totalité, se sont bien intégrés.
De retour du Maroc, il semble que les dirigeants soient plutôt satisfaits de cette préparation. Non seulement parce que tous les matches joués ont été couronnés de succès, mais surtout parce que ces rencontres ont donné une âme à cette équipe. Tous les joueurs ont eu du temps pour montrer ce qu’ils savaient faire, nous a dit le coach français. Il reste maintenant à monter l’équipe type en vertu de tout ce que le coach ait pu observer en terre marocaine.
« Faire jouer deux joueurs de moins de 21 ans à chaque match ? J’attends de bien lire les textes de la FAF »
A la question de connaître son avis sur les nouveaux textes de la FAF, qui stipulent que le coach est dans l’obligation d’aligner au moins deux joueurs de moins de 21 ans, le coach de la JSK a préféré ne rien avancer pour le moment. « J’attends de rencontrer le secrétaire général du club, Saïd Boukhari pour mieux m’imprégner de ces nouveaux textes. Après quoi, on prendra les décisions adéquates », a-t-il expliqué avec un grand sourire. « A la JSK, nous sommes légalistes », a clamé le coach français. Sauf qu’il est important de bien saisir les nuances, a préféré expliquer Jean-Chrsiatin Lang.
En tout cas, si cette nouvelle loi est destinée a encourager les jeunes qui arrivent des petites catégories, à la JSK, les dirigeants et le staff technique l’ont pour leitmotiv.
Ferhat Zafane
