L’union nationale de la Protection civile affiliée au Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), tire la sonnette d’alarme quant à la situation « inadmissible » des éléments de la Protection civile. Elle a tenu à dénoncer haut et fort la non-prise en charge de son collègue décédé à la wilaya de Aïn-Defla au moment où il accomplissait sa mission. « Celui-ci est décédé le 15 avril dernier, suite un accident de voiture alors qu’il secourait des blessés d’un accident de la route », peut-on lire dans le communiqué transmis hier à notre rédaction. La famille du défunt et les membres du service de la Protection civile ont, à cet effet, attendu l’intervention de la direction générale de la Protection civile pour leur assurer une aide psychologique et une prise en charge sociale, en vain. « Rien n’a été fait sur le terrain », précise encore le communiqué. Le père du défunt a déclaré, dans ce sens, qu’il n’a pas été reçu convenablement par la direction générale de la Protection civile. Il s’est dit étonné quant à l’aide financière estimé seulement à 20 000 DA octroyé par les services de la Protection civile. Ses collègues étaient plus que choqués par la non-prise en charge du défunt par leur tutelle, précisant que cela risque d’être le sort de chacun d’entre eux.
Devant cet état de fait, l’Union générale des éléments de la Protection civile s’est élevée contre cette situation qualifiée d’ »inacceptable ». A titre de rappel, l’Union générale des éléments de la Protection civile avait tiré la sonnette d’alarme en 2004, quant à la situation inadmissible à laquelle font face les élément de service de la Protection civile. « Alors que la direction devait ouvrir le dialogue pour essayer de mettre un terme à cette situation, elle s’est contentée de sous-estimer et de négliger nos revendications », a indiqué le communiqué.
L’union des éléments de la protection civile affiliée au Snapap demande la mise en place d’une enquête interministérielle pour pouvoir situer les responsabilités. Elle réclame également la restauration de nouvelles lois relatives à la prise en charge psychologique et sociale des éléments de la Protection civile, la mise à niveau des cadres spécialisés dans la prise en charge des éléments de la Protection civile et leurs familles, l’ouverture d’un dialogue et la restauration de la confiance entre la direction et les éléments de la Protection civile.
Lemya Ouchenir
