Projet initié par la précédente équipe de l’APC (RCD) et prévu initialement sur trois sites de part et d’autres du siège de la mairie de Mekla, les postulants, dossier en main, découvrent avec surprise qu’une des trois ailes est “annulée”. Les 16 logements de cette partie disparaissent comme dans un tour de magie, en dépit des dossiers constitués, en dépit des engagements dûment signés et en dépit du cahier de charges dont rien n’a été changé.
Il faut noter que les fouilles réalisées ont été tout simplement comblées. Les piliers qui émergeaient de ces fouilles ont été cisaillés. Toute la superficie prévue pour les 16 logements est un terrain vague servant de stationnement aux véhicules communaux. Les 16 logements ne verront pas le jour et leurs futurs propriétaires en feront leur deuil.
Quels sont les noms de ces postulants qui ayant tous satisfait à leurs redevances et disposant d’arguments sûrs pour défendre leurs propres intérêts, se retrouveront “lésés dans leurs droits légitimes” et dans leur espoir d’acquérir un “toit” pour leurs familles ?
A ce jour, nul ne le sait et la crainte resserre les cœurs. Il semblerai que cette aile – dont le rez-de-chaussée est réservé aux services communaux – gênerait l’activité de la mairie et des propositions de délocalisation ont vu le jour. Le terrain ayant déjà fait l’objet d’une étude. Cependant, selon des informations des résidants des lieux visés, ce terrain ne serait autre que l’espace vert prévu pour la cité d’implantation ! Ira-t-on jusqu’à priver une cité de son espace vert pour implanter – incruster – un bâtiment pour 16 familles, divisant un projet dont l’étude devra faire l’objet d’une nouvelle présentation d’un nouveau décompte, d’une mise à jour des prix, enfin, d’une révision à la hausse de la redevance des postulants qui seront désignés pour “l’abattage”. Un comité de suivi ayant été créé pour veiller aux intérêts des 48 postulants, des écrits ont été dressés aux responsables dénonçant la délocalisation – non officielle à ce jour – le remblayage des fouilles, l’ajournement des travaux sur ce site et particulièrement le fait que les fameux F4 pour lesquels ils se sont endettés sont devenus des F3 par la grâce d’une décision unilatérale en violation de toutes les règles régissant l’acquisition des logements.
Et dire que les projets présidentiels et nationaux privilégient les postulants et leur facilitent à travers les articles de la loi, toutes les procédures. Mais, dans ce cas de figure, le promoteur rejette les accusations sur le dos de l’équipe actuelle élue de la mairie de Mekla et de l’agence foncière – équipe initiatrice de ce projet – qui se déclare satisfaite d’avoir mené à terme leur projet et s’en lave les mains.
Il faut rappeler que les acquéreurs se sont acquittés de la première tranche dès janvier 2006. Les travaux en sont à peine à 20% du projet en ce mois de juillet 2009. Les délais sont largement dépassés et les acquéreurs n’ont toujours pas été sollicités pour effectuer le 2e versement (par BDL interposée).
L’espoir s’amenuise de jour en jour et les esprits commencent déjà à s’échauffer. L’attente dure depuis bien trop longtemps et les acquéreurs se sentent lésés dans leurs droits légitimes. Ils se déclarent prêts à entamer des actions auxquelles ils se sentent astreints si le ministère de l’Habitat – sollicité par écrit – n’ayant pas déclaré l’indissociabilité des 48 logements, n’intervient pas pour relancer incessamment les travaux. Ils se réservent le droit d’ester en justice le promoteur pour non respect des engagements signés à travers le cahier de charges. Et, si aucune suite n’est donnée à leurs doléances, les travaux sur ce chantier verront un blocage par l’occupation des lieux jusqu’à satisfaction de leurs doléance.
Sofiane Mecherri
