Je rêve de me faire produire en Algérie

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Ifliss. C’est le nom d’artiste que s’est choisi Kamal après l’effritement du groupe TIND fondé en 1993 qui a produit en 1998, l’album “Siwa kemini” où un vibrant hommage fut rendu aux journalistes et à la femme.En 1999, Kamal quitte le pays pour s’établir en France, pays où dit-on tous les rêves sont permis. Il se lance dans une aventure artistique en solo et enregistre à ses frais un CD “Tifirelest”, cet oiseau emblématique symbole d’emigration. Aucun producteur n’a voulu prendre en charge son produit pourtant bien concocté, fruit de plusieurs années de travail.C’est un album qui fait découvrir pour le plus grand bonheur des melomanes une mosaïque de sons traditionnels du Maghreb, de l’universel le tout marié à une poésie riche dans la forme et engagée dans le fond.“Ici, comme en France on cherche à produire du rythme aux dépens de la mélodie et de la chanson à texte” dira Kamal que nous avons rencontré au cours d’un bref séjour en Kabylie. Kamal décide donc de s’auto-produire. L’album “Tifirelest” est maintenant un peu partout vendu en France. Un master de son CD est entre les mains d’un éditeur installé à Tizi-Ouzou qui sait faire la part des choses, un autre exemplaire est déposé au niveau de la radio chaîne II. On y retrouve les influences chaâbi, reggae dans Nfan warrac (l’exil des enfants), Ur nessusum ara (nous ne tairons pas) est un cocktail hip-hop et kabyle. A y itri est joué avec un rythme folklorique sur fond techno, Huz imanim (danse), une chanson très rythmée, Alger Marseille une chanson écrite dans la douleur de l’exil en 2001. Kamal rêve de se faire produire en Algérie, et de se voir diffuser à la radio.

M. Ouanèche

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