La Dépêche de Kabylie : Quel est votre sentiment après avoir décroché deux médailles, dont une en or, au dernier Championnat arabe de Syrie ?
Fayçal Madourene : Je suis très content pour ces deux médailles, une en or en octathlon et l’une d’argent au triple saut. Mais, j’ai plus misé sur le triple saut car j’ai voulu battre le record d’Algérie et décrocher une médaille d’or mais je suis tombé devant un Saoudien qui a beaucoup de capacités et a pris la première place. Mais si je n’étais pas très fatigué après les épreuves combinées, j’aurais pu le battre, néanmoins une seconde place au podium, est un résultat satisfaisant aussi.
Un mot sur le niveau de la compétition ?
Il était très élevé surtout dans certaines spécialités, l’athlétisme arabe a beaucoup progressé et c’est grâce à la politique de rajeunissement prônée par les différentes fédérations que de talentueux jeunes athlètes émergent.
Y a-t-il une grande différence, en parlant de niveau, entre le Championnat du monde et la Coupe arabe ?
La différence est très minime car les pays qui dominent cette discipline au niveau mondial disposent de plus de moyens mais on peut les concurrencer facilement si on disposait du minimum. En Italie, j’étais blessé et je n’ai pas pu réaliser mon objectif mais j’ai rectifié le tir en Syrie où j’ai décroché deux médailles.
Comment voyez-vous l’avenir ?
Franchement, je suis très confiant pour l’avenir à condition de travailler encore plus et d’avoir les pieds sur terre car le chemin est encore long. Je souhaite que le bon Dieu m’épargne des blessures car c’est mon point faible vu ma grande taille, surtout que je fais le triple saut sans entraînements afin d’éviter au maximum les blessures vu que j’ai des problèmes de croissance.
A qui dédiez-vous ces deux médailles ?
A toute ma famille, à ma grand-mère que j’ai perdue ces jours-ci, en souhaitant que Dieu, lui a ccorde sa miséricorde, à mon entraîneur et à tous les responsables du club.
Entretien réalisé par Zahir Hamour
