Perché sur les hauteurs du mont Adrar Amlal, ce village au relief très accidenté et aux paysages paradisiaques offre une vue panoramique qui cache mal la misère de ses habitants, Tadergount est, avec les quatre petits hameaux qui le composent, l’un des villages les plus éloignés de la commune.
En plus de l’éloignement géographique, les habitants de ce village, souffrent des multiples problèmes qui rendent encore plus difficiles leurs conditions vitales. Parmi les aléas de la vie auxquels ces villageois font face au quotidien est le manque chronique d’eau potable, qui n’a pas coulé dans les robinets, et ce depuis des décennies ; et pour assurer leur alimentation en eau potable, les villageois continuent à s’approvisionner dans des fontaines du village avec les risques qui pèsent sur leur santé et se rabattent aussi sur des citernes souvent assurées par les services de l’APC.
En plus du manque d’eau, l’état lamentable des chemins vicinaux qui restent comme au beau vieux temps caillouteux, et des ruelles du village font aussi partie des difficultés rencontrées par les villageois, surtout lors de la période hivernale où ces routes se dégradent sensiblement en raison des pluies, cela a privé les transporteurs privés à investir dans le domaine du transport, par contre le transport scolaire n’est assuré qu’une demi-journée pour les scolarisés.
Par ailleurs, le réseau d’assainissement se fait désirer et demeure toujours inexistant.
En plus de ces problèmes récurrents, les habitants de Tadergount, et en particulier la frange juvénile, souffrent de l’absence de lieux de loisirs qui leur permettraient de fuir la monotonie et le chômage qui rongent les jeunes livrés à eux-mêmes, sauf l’Association « Adrar Amlal » qui organise périodiquement des tournois de football pour ces derniers. Côté infrastructures publiques, ce village n’est doté que de deux écoles primaires, loin des lieux d’habitations, ce qui rend la scolarité souvent difficile pour les potaches qui doivent parcourir de longues distances pour rejoindre les écoles. Le secteur de la santé est limité à une salle de soins et il n’existe aucune infrastructure sportive et culturelle ni espaces pour les jeunes. Autre problème soulevé par les habitants du village : l’insuffisance d’éclairage public dans certains endroits, ce confort est indispensable pour les familles habitant les zones rurales.
Cependant, les nouveaux plans communaux de développement destinés à ce village contribueront peut-être à améliorer les conditions de vie. Selon le vice P/APC, après plusieurs années endurées par ces habitants, on a réussi à régler le problème d’eau potable car on est confronté à de grosses difficultés.
Pour cela, la distribution d’AEP est en cours ; d’autre part, les travaux d’aménagement et de revêtement des chemins vicinaux seront lancés incessamment notamment à Imessar et Taourirt. Pour ce qui est de l’assainissement, le vice P/APC a confirmé que l’étude est lancée et une enveloppe de 550 millions de centimes comme 1ère tranche sera allouée pour faire face à ce problème. Le stade de proximité sera aussi aménagé par le tuf et la construction des tribunes. Pour conclure, le vice P/APC a souligné que d’autres projets sont destinés à la mise en valeur de ce village et seront programmés dans les futurs programmes communaux de développement.
Merar Yazid
