Les bonnes habitudes consistant à récompenser les lauréats des différents examens, instaurées dans les écoles et les villages ont tendance à marquer le pas. Depuis des années déjà, on ne félicite plus que les bambins de la sixième et parfois les admis au BEM. Cette année encore, les CEM ont été moins nombreux que les écoles primaires à offrir des cadeaux à leurs élèves et (une innovation)… à leurs maîtres. Des gestes fort appréciés des concernés, surtout qu’ils valorisent leur “chikh”.
Quant aux admis au baccalauréat, bien qu’occupés par les inscriptions à l’université, personne ne se soucie de leur réussite. Les faibles résultats obtenus par les deux lycées d’Aïn El Hammam ne doivent pas être une raison pour marginaliser les admis. Ceux qui ont sué durant toute l’année, méritent toute notre attention et doivent servir de modèle pour stimuler les autres à faire autant, sinon mieux. Il est vrai que la déception est grande pour ceux qui attendaient des miracles de la part de leurs élèves. On ne récolte que ce qu’on sème. Dans certaines agglomérations, les bacheliers, accueillis en héros, dès la proclamation des résultats, ont été récompensés à leur juste valeur. Ces fêtes qui terminent l’année par une note de gaieté ne devraient pas disparaître.
Elles devraient au contraire être élargies, être une occasion pour citer ceux qui se sont distingués, dans chaque matière et… pourquoi pas, par leur assiduité et leur comportement. Le prix d’un cadeau est insignifiant, comparé à la stimulation qu’il ne manquerait pas de susciter auprès des enfants. La vision négative de l’école changerait certainement, si chacun y mettait du sien. Tout le monde aurait à gagner.
A. O. T.
