A l’instar des autres communes, la nature est en nette dégradation à Aomar qui, soulignons-le, a toujours pris soin d’enlever les ordures ménagères et nettoyer les espaces vagues en désignant des ouvriers communaux pour accomplir ce travail.
Mais de nos jours, nous remarquons un relâchement voire l’absence des services de l’hygiène et de l’environnement.
Le citoyen jette les ordures ménagères, les gravats et les objets inutilisables (matières plastiques ou ferronnières…) partout et même devant les cités résidentielles, ce qui donne une vue de désolation et d’amertume. C’est l’anarchie totale. Le dépôt anarchique et irréfléchi des ordures ménagères après le passage des éboueurs, des restes des animaux, à savoir les ovins qu’on élève en milieu urbain, nuit à la santé de la population. Certains utilisent leur foyer pour élever les ovins et les bovins en réservant une partie du domicile familial. Cette partie forme l’étable.
Il arrive qu’on mette du feu pour brûler ces restes ; une odeur nauséabonde s’y dégage mais la fumée étouffante pollue l’atmosphère et devient irrespirable. Ce sont les personnes atteintes de maladies chroniques telles que l’asthme qui subissent les conséquences de cette conduite irresponsable et négligente. Les risques de la mauvaise odeur et de la fumée provoquent d’autres maladies pulmonaires en particulier les enfants en bas âge. Imaginons la situation telle qu’elle se présente en période de chaleur caniculaire. Alors, où sont les services de l’hygiène et de l’environnement ? D’autres qui procèdent à la réhabilitation ou à la construction de logements déversent les gravats soit en milieu urbain à proximité des habitations soit le long des voies ou des institutions publiques.
Les habitants de la cité » Saâdi Moussa » soulèvent le problème de la poussière que dégage les camions de gros tonnage qui acheminent de l’argile de la carrière vers les unités de production implantées dans la zone industrielle située à l’ouest du chef-lieu de la commune d’Aomar-gare. Ces camions parcourent prés de huit (8) kilomètres en aller et retour et élèvent un nuage de poussière en se dirigeant vers les habitations de la cité résidentielle. De visu, nous constatons le changement de couleur des feuilles des arbres et de la toiture en tuiles rouges des maisons qui ont pris une couleur de terre. Pour vérifier, nous nous sommes rendus sur les lieux. La route qui mène à la carrière est une terre agricole.
Des dizaines de camions de gros tonnage empruntent ce chemin, une couche de prés de 20 centimètres de poussière s’est formée et couvre la chaussée. A chaque passage d’un camion, un nuage de poussière s’élève et se dirige droit vers les foyers. Cette quantité de poussière ne nuit- elle pas à la santé des citoyens ? Ne peut-on pas accréditer une enveloppe budgétaire pour aménager et bitumer cet axe long de quatre (4) kilomètres linéaires et éviter des maladies à la population ? Nous avons appris qu’un nombre assez important de personnes sont atteintes d’asthme.
Un chef de famille qui a un fils touché par la maladie (asthme) nous dira : « Pour vous assurer et confirmer mes dires, allez vérifier le nombre exact des personnes atteintes et qui se soignent chez le docteur Bel Habib de Bouira ». A cette maladie chronique, s’ajoute la maladie des yeux. Certains seraient touchés et auraient des problèmes d’ophtalmologie. Les pouvoirs publics et les propriétaires de ces unités de production devront agir et collaborer pour trouver une solution même s’il faut exiger la participation des gérants en matière financière pour bitumer le chemin agricole.
A. Bouzaidi
