La Dépêche de Kabylie

Le maire… Les souris… Et le journalisme

Suite à la publication de l’article, intitulé « Des petites souris des champs dans les robinets » publié dans notre édition du lundi 03 Août courant à propos de souris des champs découvertes dans les canalisations d’eau sensée être potable au village d’Ait Oumaouche et afin de prouver ce qui a été publié, nous avons tenu à recueillir l’autre son de cloche, à savoir les habitants de ce village, qui sont exposés aujourd’hui, à la peste ainsi qu’aux différentes maladies transmises par des vecteurs liés à l’eau.

Ce village, berceau de la révolution algérienne dans cette région, ne mérite pas vraiment ce sort. Ses élus, on ne les voit qu’une fois toutes les campagnes électorales ils viennent solliciter nos voix en nous promettant monts et merveilles qui s’avérer ont ont par la suite n’être que des chimères ‘’ déplorent ces villageois.

En signe de solidarité, les habitants de ce village, ont adressé une déclaration sur l’honneur, portant la signature d’une dizaine de personnes qui ont été victimes de ces petites souris. « Nous déclarons sur notre honneur avoir constaté la présence de souris des champs dans les canalisations d’eau potable desservant nos foyers.  » Peut-on lire dans cette déclaration avant de poursuivre qu’ils avaient signalé ce phénomène aux services concerné de l’APC d’Amizour, mais aucune suite favorable n’a été donnée à leur doléance à ce jour.

Par ailleurs, dans cette mise au point, le président de l’APC, déclare qu’il veille « jour et nuit » aux doléances des citoyens, ce qui est loin d’être vrai sinon comment expliquer la morosité totale de cette ville, qui est dépourvue de toutes les commodités de vie. Souffrant d’un manque tangible de preuves, le président d’APC, à l’inspiration stérile, est allé jusqu’à me denier mon appartenance à cette commune, alors qu’il lui suffisait de consulter les registres des naissances pour qu’il s’aperçoive que je suis descendant d’une famille de révolutionnaires dont l’abnégation et le sacrifice lui ont justement permis d’être là ou il est aujourd’hui, a déclaré un citoyen de la commune

En outre, il n’est pas dans les habitudes de la dépêche de Kabylie, de faire dans les mensonges et les calomnies, nous n’avons fait que rapporter l’information qui nous a été transmise par les concernés eux-mêmes, ce qui est notre rôle. En outre, dans le souci de la vérité et du bien être des citoyens, nous continuerons à agir de cette sorte, n’en déplaise à ces pseudos responsables, qui s’agitent curieusement pour tenter de « cacher le soleil avec un tamis ». Enfin, maintenant, si dans cette quête de s’enfoncer davantage, le maire tient à ce que les tribunaux tranchent dans cette affaire. En ce qui me concerne, fort du soutien de mes concitoyens, je me tiens prêt à répondre de mon article que j’assume entièrement. Mieux que ça, de part ma profession qui est celle du devoir d’informer, je recommencerais à chaque fois que les citoyens, ceux là même qui l’ont élu, seront lésés.

Yahia Maouchi

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