Annoncé à grand fracas voilà des lustres par le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et du Tourisme, le plan d’aménagement côtier institué par la loi relative à la valorisation et à la protection du littoral, n’est toujours pas traduit dans les faits à Bgayet dont le patrimoine côtier est dilapidé par des erreurs d’aménagements multiples et les rejets polluants. Aux effets délétères induits par les eaux usées d’origines industrielle et ménagère et les déchets solides urbains s’ajoutent d’autres nuisances au plan écologique telles que l’envasement du port et le pillage effréné du sable des plages, accentuant la fragilité de l’espace côtier. Le plan d’aménagement tant attendu mais toujours aux allures d’Arlésienne, ambitionne d’enrayer la dégradation de ce patrimoine en identifiant dans un premier temps, les diverses activités polluantes et trouver les solutions idoines aux problèmes de l’environnement les plus urgents. Dans sa deuxième phase, ce plan est censé proposer une démarche visant un développement global et intégré de la zone côtière en harmonie avec les capacités réceptives de l’environnement. La stratégie du plan d’aménagement côtier quant à elle “s’article autour de l’identification des secteurs critiques où des interventions de type curatif s’avèrent indispensables et la définition des mesures préventives et la participation active des collectivités locales”, nous explique un responsable de la direction de l’environnement. Mais, dans l’immédiat, le citoyen n’a t-il pas besoin de petites actions quotidiennes qui ne coûtent presque rien aux pouvoirs publics ? En tout cas, bien moins que ce que coûtent aux citoyens les pollutions et nuisances qu’ils subissent au quotidien en raison de la carence d’application des plans locaux d’action sanitaire.
N. Maouche
