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Commercialisation des viandes blanches

La viande blanche, sur laquelle se rabattent les ménages à faibles revenus de Aomar, vu l’inaccessibilité de celle du bœuf et du mouton, se rapproche peu à peu, au regret des petites bourses, des prix des produits rouges.

Seulement, cette fois-ci, les vendeurs et les autres gérants d’unités d’abattage n’y sont pour rien dans cette évolution vers la hausse, eux aussi sont en grogne devant une conjoncture se caractérisant par une pénurie accentuée de la denrée, que ces derniers d’ailleurs attribuent “Au refus des aviculteurs de ne pas activer en été par crainte d’enregistrer de fortes mortalités”. Un avis que partage le commerçant de volaille de la sortie ouest de Aomar, exposant sur ses étals, un poulet vidé et mis sous cellophane à 380 DA/kg, mais qui ne touche pas à un produit non vidé, du fait qu’il n’est pas soumis au contrôle des vétérinaires. En plus de son approbation sur les affirmations avancées par les opérateurs économiques branchés sur le même créneau, celui-ci décrit l’ampleur de manque du produit animal “pas plus tard que la semaine passée, Aomar est restée 4 jours sans disposer de cette viande blanche”.

La raison à la crise, la mieux citée et revenant sans cesse sur le bout des lèvres des acteurs gravitant autour de l’activité, est que les quelques éleveurs qui se sont engagés à produire malgré les chaleurs qui sévissent, auraient retenu leur marchandise et qu’ils se seraient adonnés à des ventes aux enchères sur les lieux d’engraissement.

Toujours sur ce lieu d’approvisionnement qui est le poulailler, le milieu d’aviculteurs dénoncent que des producteurs de Aomar et de ses environs, auraient adjugé leurs produits pour le prix astronomique de 220 DA/kg.

Evidemment, ceci s’est répercuté sur la vente du poulet vif en détail, a affirmé le vendeur de la sortie ouest de Aomar “on a pratiqué et on continuera de le faire, le prix jamais atteint de 250 DA/kg vif”.

A. Chérif

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