Pression islamo-terroriste en Kabylie

Nous en sommes là ! Des villageois sont contraints par le GSPC de laisser derrière eux les hameaux qui les ont vu naître, abandonnant ainsi leurs maisons, leurs bétails et tout un pan de leur vie. L’exemple nous est donné par les habitants du village Mehoui à Tichy. Cette situation nous renvoie tristement aux années où l’exode de population pour cause de terrorisme islamiste était une réalité banale. Combien de familles ont été obligées de fuir les parcelles de terrain qui leur servaient de gagne-pain au profit de ces sanguinaires sans foi ni loi. Combien de familles étaient réduites à l’errance pendant plusieurs années, elles qui vivaient la peur de la mort au quotidien. Ce terrorisme qui agissait à sa guise durant la décennie écoulée ne semble pas perdre de sa logique dévastatrice en s’appuyant sur la stratégie de la terre brûlée. Ce fascisme vert, même s’il est à ses derniers souffles, ne récuse aucun effort pour assouvir sa soif de sang, de destruction et de deuil, afin de parvenir à ses fins. Ne voulant pas se jeter dans la gueule du loup, les habitants de Mehoui ont préféré abandonner leurs maisons, quitte à élire domicile en pleine nature. Leur objectif premier est la sauvegarde de leur vie face à la bête immonde. Ces citoyens lambda, sans aucune défense doivent être pris en charge par les autorités compétentes dans les plus brefs délais, eux qui ne réclament qu’à être épargnés par la mort. La Kabylie qui devient subitement la nouvelle Mecque de prédilection terroriste islamiste, vu son caractère frondeur vis-à-vis du pouvoir central et son relief forestier et montagneux favorable aux actions terroristes, ne doivent, en aucun cas, servir de base arrière à la nébuleuse terroriste. Les forces de sécurité, tous corps confondu, auront seulement à débusquer les criminels de leurs gîtes, ils n’auront pas à faire face à la complicité des citoyens avec le GSPC, du moment que la Kabylie est restée fidèle à ses engagements anti-islamiste. Cette terreur qu’impose le GSPC, malgré le rétrécissement de sa capacité de nuisance, ne doit pas être prise pour une chose insignifiante. Elle renseigne, on ne peut plus clair, sur le périlleux engagement de ces égarés à éterniser le deuil et la mort. Devant cet état de fait, l’Etat doit assumer entièrement sa responsabilité en assurant la sécurité des citoyens et des biens contre la menace terroriste.

M. Mouloudj