Les mals logés inquiets du peu de réalisation

Maintenant, il reste à Aomar de concrétiser sur le terrain le vaste programme de logements locatifs dont elle a bénéficié, sinon ce ne serait qu’un ensemble de plans faits d’encre et de papier.

C’est tout à fait normal qu’on s’inquiète à ce propos, sur un objectif total de 400 unités à atteindre, seules les parties implantées au marché, et sur la route remontant vers Tizi Larbaâ, ont accueilli respectivement 20 et 40 logements soit un taux de réalisation de 7 %.

Aussi, si on a opté pour ce type de programme, on s’est rendu compte d’une part, de l’incapacité des ménages démunis à financer des réalisations aussi coûteuses, et d’autres part, à la précarité caractérisant les regroupements de maisons de Aomar, bâtis, pour la plupart dans les années 60 et 70.

Au départ, lorsque tout le grand espace du marché longeant la RN 5 n’a pas été affecté au programme en LSP, les petites bourses, dit un mal logé « ont eu des échos par ci, par là disant qu’une partie de la parcelle sera attribuée au logement locatif » et d’ajouter « maintenant qu’ils ont fait un autre choix, on ne sait quel avenir sera réservé à notre attente ».

Après cela, la rumeur publique amplifiée évidemment par les « demandeurs en attente » a propagé une information selon laquelle, l’autorité de la commune aurait désigné un lot situé près du nouveau CEM pour la poursuite du projet.

Ceci pour dire à quel point ce besoin social non satisfait suscite des discussions fleuves animées toujours par des membres de familles en surcharge, lesquels certes, ne sèment ni doute, ni désespoir dans leur intervention, mais avancent des airs du genre « On cherche où implanter la suite » ou encore « On va revoir à la hausse le loyer mensuel ». Une grande frange de la société qu’elle soit de Aomar ou d’ailleurs, suit avec attention, les gestes de l’Etat pour délier la situation, car le LSL est l’unique programme où on ne lui exige pas une participation financière.

A. Chérif