Horizons incertains pour les diplômés

Le chômage ne cesse de ronger la majorité des jeunes diplômés dans la daïra de Darguina. Les demandeurs d’emploi, notamment les universitaires dans la daïra de Darguina qui englobe trois communes, à savoir « Darguina, Taskriout, Aït Smail », se plaignent des mauvaises conditions d’accueil et la lenteur dans le traitement de leurs demandes auprès de l’agence ANEM, située au niveau de la daïra de Kherrata, selon les témoignages recueillis auprès des demandeurs. Cette agence qui joue le rôle d’intermédiaire entre les employeurs et les demandeurs d’emploi, constitue, pour bon nombre de ces derniers, une passerelle incontournable pour postuler à un poste de travail, suivant la formule du dispositif dit CID et de CPE ; malheureusement, il semble qu’il est impossible de satisfaire tous ces demandeurs d’emploi dans cette région dépourvue de zone d’activité. Les diplômés des différentes universités ont dû se rabattre, pour les chanceux, sur les travaux d’utilité publique pour un salaire de misère ne dépassant pas les 3000 DA. D’autres ont eu la chance de décrocher un contrat de préemploi auprès de la DAS. Mais Beaucoup attendent désespérément ce premier contact avec le monde du travail « A trop attendre, on perd l’espoir, les compétences acquises et les motivations personnelles », déplore Karim, un chômeur dont le diplôme de licence n’aide pas à trouver un boulot. Ils sont nombreux à tenter de se faire établir la carte bleue dans l’espoir d’obtenir n’importe quel emploi que l’agence leur proposerait après tant d’attente.

Merar Yazid