Une sortie de l’impasse en vue

Lakrarib, à laquelle on a promis monts et merveilles, mais qui n’a rien vu venir, garde tout de même un moral au beau fixe, du fait de l’existence de contacts permanents entre l’administration et le comité de village.

Des pourparlers qui ne sont pas restés infructueux, et qui ont évolué surtout depuis, note un membre du comité de village. « La lettre adressée au wali lui expliquant l’état qui prévaut à Lakrarib quant aux conditions de vies lamentables dues à la non-concrétisation des projets prévus ».

A l’exemple de celui des 120 logements LSP lancé en 2004, où seules 32 unités ont été achevées, mais non attribuées. Un dossier qui, suite à la saisie du premier magistrat de la wilaya, semble connaître selon lui « plus d’attention par les services chargés de le mener à bien sur le terrain, des entrevues avec des responsables de daïra ont eu lieu à ce sujet à Kadiria ».

Une autre réunion, d’après lui, aura lieu très prochainement. Celle-ci aura pour ordre du jour, l’étude de la proposition avancée par le comité de village pour palier à l’inconsistante assiette dégagée au projet de construction des 120 logements en LSP.

Une alternative de sortie de l’impasse, dit-il, « qui traite en même temps avec la nôtre, du cas des 22 villageois habitant dans des gourbis de l’époque coloniale ». Des maisons dans un état de délabrement avancé, mitoyennes au lot devant accueillir le projet en LSP et qui occupent un espace convenant « comme une bague » à la réalisation de cette œuvre, alors d’une pierre deux coups, explique l’homme de la djemaâ. « Nous avons proposé le recasement des 22 mal logés et la relance du programme de construction de logements sociaux ». Une entreprise, si elle vient à se réaliser, permettra aux demandeurs démunis d’acquérir un logement sur place, au lieu d’une inscription au très complexe programme en RHP et la satisfaction des 120 souscripteurs attendant depuis 2004.

A. Chérif