Le Cnapest réclame le gel des œuvres sociales

Le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) demande aux pouvoirs publics de geler les œuvres sociales jusqu’à la révision des textes de sa gestion en collaboration avec les syndicats autonomes et les spécialistes. « A travers cette décision nous aurons au moins contribué rapidement à la cessation temporaire de la dilapidation d’un bien public précieux », peut-on lire dans le dernier rapport du Cnapest. A ce sujet, le conseil national réclame des œuvres sociales qui contribueront à la préservation de la dignité de l’enseignant en les gérant dans la transparence et en lui apportant un soutien accompagnateur pour affronter différentes maladies qu’il ne peut affronter tout seul. «Ces œuvres sociales contribueront également à l’aide à la construction (au logement) de fonctionnaires et à la protection des couches moyennes en les mettant à l’abri des crédits consistants surtout à l’occasion des fêtes religieuses et des rentrées scolaires», indique encore le rapport. Bien que le régime indemnitaire constitue l’espoir des PEST pour compenser l’injuste estimation de sa valeur faite dans la grille des salaires et le statut particulier, la gestion de l’argent des œuvres sociales représente une grande préoccupation pour le Cnapest. « Les enseignants, quant à eux, attendent beaucoup des pouvoirs publics pour faire le ménage dans ce secteur représentant le troisième poumon avec lequel respirent les enseignants pour pallier toutes ces difficultés sociales », affirme le Cnapest.

Et d’enchaîner : «Il est insupportable et inacceptable dans tous les cas de figure de continuer à regarder criminellement les conditions de gestions opaques et irrationnelles dans l’impunité totale sans contrôle à utiliser tout artifice et vides juridiques contenus dans les lois de sa gestion pour dilapider ainsi une grande masse d’argent au profit d’intérêts particuliers mesquins de gestionnaires véreux ». Devant cet état de fait, le Cnapest demande l’annulation de la décision ministérielle 94/158. Cet organe syndical affirme qu’il dispose d’un avant-projet de texte représentant une stratégie de gestion des structures des œuvres sociales appuyé par des propositions faites récemment lors de l’université d’été à Skikda. A noter que les œuvres sociales dans le secteur de l’éducation représentent une contribution annuelle calculée sur la base de 3% de la masse salariale brute. Selon la même source, toute cette masse d’argent est destinée en principe à préserver l’équilibre du fonctionnaire en lui apportant l’aide nécessaire sous différentes formes pour pallier quelque peu es difficultés qu’il ne cesse de rencontrer dans son travail. Après étude de la situation, le Cnapest considère que la question de cette structure de base dont le contexte actuel est caractérisé par la corruption, la dilapidation doit être traitée convenablement. «Il en va de la conscience, de la morale et de l’éthique des pouvoirs publics pour revoir et ouvrir immédiatement ce dossier. Les œuvres sociales reviendront ainsi à leur véritable vocation sociale à savoir, aider le fonctionnaire en l’allégeant de ses quelques difficultés dans le contexte d’un marché international précaire avec toutes ses augmentations de prix de produits de nécessité particulièrement en ces jours de fêtes religieuses, Ramadhan, Aïd, mariage, décès, etc», a précisé le rapport.

Lemya Ouchenir