C’est en tous cas ce qu’on peut comprendre d’une note émanant de la direction du transport parvenue, mardi à notre rédaction, accusant en des termes à peine voilés, le centre national des registres du commerce d’être derrière ce blocage qui ne dit pas son nom.
Et pour cause, ledit centre subordonne l’inscription de tout projet d’investissement dans le secteur du transport à une attestation d’inscription au registre du commerce, un document que la direction du transport doit délivrer. Chose que l’administration dirigée par M. Rezig considére “paradoxale du fait que ce document exigé par le CNEC équivaut à une promesse de ligne. Si comme on a ouvert un portail et on mis derrière une barrière”, ironise la direction du transport.
Une direction qui a d’ailleurs, saisi ce même centre des registres du commerce à travers une lettre dans laquelle elle rappelle que “l’ouverture du secteur du transport routier des voyageurs et de marchandises à l’investissement concurrentiel constitue une promesse d’attribution de lignes”, pour M. Rezig, le directeur des transports de la wilaya, tel qu’il est mentionné dans la missive adressée à son homologue du centre des registres du commerce, “l’autorisation d’inscription au registre du commerce n’est pas délivrée par ses services et sont pourtant à l’investissement dans le domaine des transports peut s’inscrire au registre sans autorisation préalable.” Autrement dit, peut-on comprendre, cette attestation d’inscription au registre du commerce CNEC, exigée par ce centre n’a pas lieu d’être.
Quoi qu’il en soit, c’est la brouille entre les deux directions et la décision portant la libération du secteur du transport semble en payer les frais puisque celle-ci n’aboutit pas encore, en tout cas moins que l’espéraient ses initiateurs.
Cette décision continue ainsi à faire des cangues, faut-il rappeler que les opérateurs dans le transport des voyageurs notamment, ne l’ont pas appréciée et l’ont ouvertement contestée le lendemain de sa divulgation. Malgré tout ce brouhaha qu’engendre cette ouverture, la direction des transports semble déterminée à aller jusqu’au bout de son application.
“La direction du transport persiste dans sa démarche à éliminer les effets pervers de la bureaucratie en permettant à tout postulant d’investir dans le secteur des transports sans aucun préalable si son équipement destiné à l’activité est conforme à la réglementation en vigueur”, peut-on lire en substance dans la déclaration de cette direction.
M. O. B.
