Du nouveau pour les gardes communaux

Le mois de mai dernier, une dizaine d’éléments de la garde communale de la wilaya de Bouira ont pris l’initiative de se plaindre auprès du premier magistrat du pays pour dénoncer l’injustice dont ils se disaient victimes. Dans une lettre ouverte, les gardes communaux avaient énuméré leurs problèmes, il était question de la régularisation de leurs situations depuis qu’ils avaient été déclarés inaptes à assumer leurs fonctions. Pour rappel, ces gardes communaux avaient été victimes d’attentats ou de blessures plus ou moins graves dans l’exercice de leurs fonctions. Durant près de quatre ans et après avoir frappé à toutes les portes des administrations concernées par ce problème, les éléments de la garde communale ont décidé de passer à la vitesse supérieure en lançant un appel au président de la République.

Une période pendant laquelle ces éléments avaient été suspendus de leur poste puis réintégrés, mais sans que l’administration régularise leur situation financière. Depuis son installation il y a plus de deux mois, le nouveau délégué à la garde communale de la wilaya de Bouira, Abdelhamid Bouakkaz, ancien colonel de l’ANP qui occupe également le poste de délégué à la garde communale de la wilaya de Bordj Bou Arréridj a réussi à régler l’ensemble des problèmes rencontrés par les hommes activant au sein des différents groupes de la garde communale de la wilaya. Dans une entrevue qu’il nous a accordée en exclusivité, M. Bouakkaz s’est révélé affirmatif et surtout optimiste quant l’assainissement de la situation dans laquelle se trouvaient plusieurs éléments de la garde communale… « Conformément au programme de la direction générale, nous avons pris à bras-le-corps tous les problèmes rencontrés par les gardes communaux.  » Ainsi, l’on apprend que la situation des 13 gardes communaux qui avaient interpellé le président de la République a été régularisée avec succès. « Nous avons réintégré les 13 éléments qui avaient été blessés lors d’opérations et nous avons même réaménagés leurs horaires de travail pour ceux qui ne pouvent pas assurer le travail de nuit. Nous avons reçu ces éléments en présence de leur avocate et nous avons discuté de toutes leurs préoccupations qui ont été prises en charge. « 

En effet, ces gardes communaux blessés avaient été déclarés partiellement invalides mais pas totalement, ce qui fait que pour les services de la CNAS, leurs handicaps n’atteignaient pas les 100% et leur état de santé ne leur permettait pas de reprendre du service comme auparavant. Un paradoxe qui aura duré plusieurs mois avant que cette situation ne soit réglée. Toutefois, toujours selon M. Bouakkaz, l’ensemble des problèmes sociaux professionnels que rencontrent les éléments de la garde communale sera intégralement solutionné. « Les services des œuvres sociales de la garde communale ont signé une convention avec une assurance qui leur permet dorénavant de bénéficier de plusieurs commodités auxquelles ils n’ouvraient pas droit auparavant. Remboursement de frais dentaires, de lunetterie, assurances décès pour le souscripteur couvrant ascendants et descendants, et même des primes de naissances ou de circoncisions.  » On apprend par ailleurs que cette année, 140 enfants de gardes communaux victimes du terrorisme ont bénéficié de séjours à Boulimat (Béjaïa) dans des colonies de vacances. Egalement, et c’est une première pour cette année 5 gardes communaux iront à la Omra, toujours dans le cadre des œuvres sociales.

Le délégué à la garde communale de Bouira nous apprendra que quelque 4 000 gardes communaux bénéficieront prochainement du nouveau statut particulier élaboré par le gouvernement et qui devrait entrer en vigueur au mois de septembre. D’ici là, même les retards enregistrés dans le virement ne seront plus qu’un mauvais souvenir. « Prochainement la paie sera virée à des jours fixes chaque mois, et nous avons pris les mesures nécessaires auprès du Trésor et de la direction d’Algérie Poste pour que les gardes communaux ne connaissent plus les déboires qu’ils vivent depuis trop longtemps.  »

Hafidh B.