« Si je savais que la route n’a pas repris une circulation normale, j’aurais reporté mon déplacement à plus tard », se plaint une personne étrangère à la région de Lakhdaria. Il parle de la grogne, dont il en a eu quelques échos, provoquée au sein des usagers routiers par la non fluidité du trafic routier sur le tronçon reliant Lakhdaria à Beni Amrane. Un parcours certes qui enregistre ici et là quelques étranglements tout le long de l’année, mais jamais, précise le visiteur, « des embouteillages répétés 07 jours durant ».
Pour lui, ni les camions transportant de forts tonnages de marchandises, ni les vendeurs à la sauvette de cailles occupant une bonne partie des trottoirs, n’expliquent la paralysée frappant depuis la semaine dernière la sortie ouest de Lakhdaria. Entre autres réponses apportées à ce désagrément de taille, Lakhdaria, dit-on sur place, est l’unique localité à Bouira vers où affluent à l’approche du Ramadhan des centaines, voire des milliers de visiteurs, cherchant à acquérir à des prix modérés les denrées les plus consommées en ce mois de carême. Est-ce ceci la raison des encombrements ? Par contre, d’autre voix à Lakhdaria, parmi elles celle d’un résidant des 480 Logements avancent : « C’est la lenteur des services de secours, et de ceux devant réglementer la circulation qui compliquent la situation ». Pour mieux appuyer leurs dires, ceux-ci citent l’exemple de l’accident ayant eu lieu la semaine passée aux environs de 11h 20 dans le tunnel des gorges, et où selon eux « on a mis une éternité pour dégager l’endroit ». Des attentes, où les automobilistes ont carrément arrêter les moteurs de leurs véhicules, et attendu jusqu’à des heures tardives, il y en avait selon eux « qui n’ont quitté les gorges qu’a partir de minuit ».
A. Chérif
