La Dépêche de Kabylie

Le manque d’eau se fait sentir

En effet, au moment où plusieurs quartiers sont approvisionnés à raison d’une journée sur deux, d’autres souffrent. Le peu d’eau qui leur parvient se trouve captée par des voisins irresponsables, trop égoïstes, car apparemment plusieurs disposent de pompes qui absorbent tout. De ce fait, la plupart sont contraints d’aller chercher ailleurs. Des convois de bêtes de somme sur lesquelles sont accrochés quelques jerricans de vingt litres sont parfois mobilisés, des brouettes se postent au quotidien devant la fontaine « Abassan Naziza ». D’autres partent un peu plus loin à la sortie de la localité à la recherche de points d’eau moins encombrés, alors que les plus chanceux, propriétaires de véhicules, font la queue à « Ighzer Mizav », parfois à Aïn Zebda en montagne. Certains partent à la rencontre du chargé d’affaires de l’APC d’Aghbalou et les services des eaux, qui se trouvent débordés par les réclamations de la population. Même les employés de la municipalité chargés de l’approvisionnement n’ont apparemment pas été epargnés, puisque ils sont harcelés en permanence. « Nous faisons de notre mieux et de manière à ne léser personne », nous dira ami Amar, employé des eaux. Par ailleurs, depuis quelques jours, le débit d’eau a sérieusement diminué, surtout en cette période de canicule, durant laquelle beaucoup d’eaux du oued se sont évaporées. Et selon un responsable de l’APC, les capacités du stockage sont, limitées, voire insuffisantes et les deux réservoirs de 200 m3 et de 150 m3 semblent insuffisants. Un réservoir de 1000 m3 s’impose. En attendant, l’acheminement de l’eau de la Source Noire, qui pourra certainement diminuer la crise aiguë, la municipalité devra combler ce manque, trouver des solutions plus adéquates, remédier au plus vite, et ce en multipliant les sorties sur le terrain, réparer, entretenir la tuyauterie ou encore sanctionner certains dépassements.

Djamel M.

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