Comme chaque année, en cette période, les services de l’état civil sont submergés. Pour la constitution du dossier le plus banal, il est exigé toutes les pièces délivrées au niveau de l’état civil. Mieux encore, toutes les administrations demandent la fourniture d’un extrait de naissance numéro 12, délivré récemment.
Une demi-heure avant l’ouverture, une cinquantaine de personnes se bousculent, devant le portail d’entrée de la mairie. Livret de famille en main, ils attendent l’arrivée des employés qui entrent un à un pour se préparer à faire face à cette foule qui grossit au fur et à mesure que neuf heures approche. L’agent d’accueil est plaqué contre le mur avant d’ouvrir le deuxième battant de la porte. C’est alors la ruée vers les guichets que les plus rapides atteignent en premier, laissant les vieux et les malades essoufflés dans les escaliers. Devant les agents déjà en place, les usagers se disputent avec force et cris la priorité. Ce n’est qu’au bout d’un quart d’heure que la raison l’emporte. Ce sont des personnes de tous âges qui, finalement se mettent d’accord pour mettre de l’ordre en déposant leur livret de familles, sur le comptoir, dans l’ordre d’arrivé. Un ordre que la mairie aurait pu imposer en installant un distributeur de numéros. Ce qui éviterait bien des désagréments aux citoyens et aux agents communaux.
Pour le troisième âge comme pour les handicapés, point de guichet spécial. Ils ne doivent compter que sur eux-mêmes bien que, parfois, des personnes attentionnées leur proposent leur aide. Les agents n’osent pas les faire passer en priorité, de peur de se faire rappeler à l’ordre par le premier venu. Le nombre de personnes, formant cette catégorie (malade et vieux) est si important qu’on devrait penser à leur réserver un guichet où ils trouveraient un agent qui les traitera avec les égards qui leur sont dus. La pression sur les guichets ne diminuera pas de toute la journée où les chaînes se font et se refont au grand dam de ces jeunes employés (plus de filles que de garçons) dont la majorité est recrutée, pour des miettes, dans le cadre du filet social. Pour faire face à cette situation la mairie qui, maintenant étouffe, devrait penser à informatiser ses services une promesse de campagne non encore tenue.
A. O. T.
