C’est un paradoxe, Kherrata, chef-lieu de daïra, située à une cinquantaine de kilomètres de Bgayet, recèle des richesses incomparables en matières de potentialités touristiques mais leur prise en charge pour développer ce secteur brille par leur absence dans cette région qui est sa véritable vocation.
Et de citer quelques sites qui attirent la curiosité et visites de part leurs beautés prestigieuses, notamment le lac d’Ighil Emda, la fontaine « N’baborte », Tafalout « N’troumita » située dans la localité de Ahamam, qui remontrait à l’époque romaine, et surtout les gorges du Chabet EL Akra traversées par l’ex-route nationale n°9 sur une longueur de 8 kms environs, creusés dans la roche et surplombés par de hautes montagnes et au fond du ravin à vous donner le vertige, avec toute une flore à végétations diversifiées et une faune de plusieurs espèces, à l’exemple du singe type aux régions méditerranéennes, le macaque, des richesses que l’homme se doit de préserver et protéger aux risques de leurs extinctions par des aléas nuisibles à la nature. Cet ensemble d’atouts touristiques à exploiter pour développer le secteur du tourisme dans la région de Kherrata, à travers elle, la wilaya de Bgayet, constitue des opportunités, très riches par tous ses effets dans la création d’emplois par la réalisation d’infrastructures d’accueils et d’exploitation de ces sites en fonctions de leurs activités propres qui sont adaptables à toutes ces saisons de l’année de manière a ce que ce secteur joue pleinement son rôle dans toute la wilaya, dont les plages allant de Melbou jusqu’à Bgayet via Souk El Tenine-Aokas-Tichy sont des sites touristiques qui reçoivent des milliers d’estivants pendant les vacances d’été dont la saison de cette année a battu le record en matière d’accueils de touristes venant de plusieurs wilayas du pays en dépit du manque d’infrastructures hôtelières à la portée des bourses moyennes qui se contentent de camper à la belle étoile. Là aussi les instances concernées doivent y réfléchir sur ce volet. le tourisme n’est pas seulement la mer bleue avec ses plages et le soleil c’est aussi ces moments de loisirs, de détente et d’évasion offerts à travers les visites et les contemplations de cet autre univers naturel que possède la région de Kherrata, des sites touristiques riches par leurs diversités et leurs curiosités qui ne demandent qu’à être exploitées pour développer le tourisme, avec un impact sur le plan économique non négligeable, mais surtout de permettre à la commune de Kherrata de l’encourager à s’orienter vers un secteur qui est sa vocation première.
Des mesures incitatives méritent d’être prises dans ce sens par ces instances concernées pour promouvoir ce riche éventail au profit du touriste algérien et du touriste étranger qui ont besoin de savourer la diversité de ces vestiges qui demeurent inexploités et qu’il faut préserver et promouvoir.
Slimane Zidane