Dans notre virée sur les lieux, il nous a été donné de voir qu’environ dix acquéreurs ont pris possession de leurs logements.
Les autres acquéreurs sont inquiets, tout comme notre interlocuteur, car ils n’ont pas les commodités nécessaires pour une vie quotidienne décente. “Nous avons de l’eau, mais pas d’électricité ni encore moins de gaz”, a tenu à ajouter un autre intervenant.
Devant ce retard qui ne fait que durer, un collectif des acquéreurs, notamment du bloc C a, à maintes reprises soulevé le problème devant l’entrepreneur et les autorités locales.
“Nous avons tenu une réunion à l’APC en présence du maire, d’un représentant de la daïra et de l’entrepreneur.
Le dernier délai qui nous a été donné pour réceptionner ce bloc a été fixé au 31 août”, alors que l’un d’eux, nous a accompagné jusqu’au dernier étage de ce bloc. Tout en montant la cage d’escalier où aucune lampe électrique n’y est placée, notre accompagnateur nous parle des anomalies relevées.
“Regardez, la peinture n’a pas encore été faite. Ici, il y a les branchements d’eau. Où sont ceux du gaz dans la colonne montante ?”, s’interroge-t-il. Pour notre interlocuteur, même si les travaux étaient faits d’ici peu de temps, il ne serait pas possible d’y habiter car, par exemple, les derniers logements et ceux du grenier ne sont pas encore terminés.
“Alors, avec cent quatre-vingt millions, nous allons habiter dans un chantier. Ou quoi ?”, a-t-il continué à nous dire. Les acquéreurs interpellent pour une autre fois ceux censés de suivre ce projet de se déplacer pour faire un constat des lieux. Durant cette virée sur les lieux, nos accompagnateurs nous ont appris qu’un autre projet de trente logements de même type allait être lancé juste à côté, alors que le premier n’est pas encore terminé.
A. Mohamed
