En effet, le représentant du gouvernement a affirmé que l’Etat prendra des mesures qui seront à même de préserver l’économie nationale en contraignant les investisseurs étrangers qui bénéficient des avantages accordés pour promouvoir l’investissement, à acquérir une partie des équipements sur le marché algérien sauf en cas d’indisponibilité.
Il reste que l’objectif de cette décision est de permettre une distribution responsable du crédit et une meilleure prévention du surendettement. L’encadrement de la publicité, meilleure information des consommateurs, et la responsabilisation des prêteurs sont quelques-unes des pistes de travail du ministère de la Petite et Moyenne entreprises. En outre, ces mesures incitatives prises ou à prendre contribueront, selon Mustapha Benbada, à élargir le réseau des petites et moyennes entreprises et à créer des postes d’emploi. Le ministre a révélé que l’Etat est déterminé à intervenir pour mettre un terme au chaos et à préserver la part des entreprises nationales, avant de renchérir qu’il est insensé de cautionner des crédits à la consommation pour créer des postes d’emploi à l’étranger ou bien de permettre aux investisseurs étrangers de produire et d’écouler leurs produits dans nos marchés, au détriment de la production locale, alors que toutes les approches économiques garantissent que les crédits à la consommation visent en premier lieu à encourager la consommation, donc la production locale ce que n’était pas le cas aujourd’hui.
Pour cela, l’Etat obligera les investisseurs à recourir aux produits locaux que ce soit en équipements ou en services, en contrepartie des avantages accordés par la loi sur l’investissement, sauf pour les produits indisponibles sur le marché local.
En outre, le ministre a précisé que l’Etat réexaminera prochainement la question des crédits à la consommation dont les facilités d’acquisition ne seront pas revues. Par contre, la pertinence et l’intérêt pour le citoyen et l’économie nationale seront privilégiés. Benbada a cité quelques mesures visant à soutenir l’activité économique dont la création des unités d’assistance aux promoteurs de projets dans la petite ou moyenne entreprises dans le consulting ou l’étude, l’organisation des banques pour les opérations de sensibilisation, l’information et l’exonération des impôts durant 3 à 5 ans pour toute entreprise qui assurerait 100 postes d’emploi permanents, qui reste selon lui, la meilleure incitation pour contribuer à la création de postes d’emploi. Notons que ces mesures devraient faire en sorte que les personnes ne payeront pas trop cher le crédit, afin de favoriser l’accès des ménages les plus modestes à une offre de crédit plus large que le seul crédit renouvelable.
Enfin, il faut que les consommateurs soient pleinement conscients que souscrire un crédit est un acte qui engage.
Yahia Maouchi
