»Bâtir une équipe à la dimensinon de son public et de la région »

Les Crabes quant à eux, sont unanimes à dire que leur actuelle équipe suscite de l’espoir. Ils n’ont jamais été aussi confiant avant l’entame de la saison, que cette fois-ci. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir le nombre important de supporters qui étaient au rendez-vous à la reprise, ils ne rataient aucune séance d’entraînement des leurs. Pour les observateurs, l’optimisme affiché par les fans est plus que légitime au vu de la qualité de l’effectif qui défendra les couleurs du club pour cette saison. Pour le président Rezki, cette refonte opérée au sein du club et les grands efforts déployés pour mettre en place une grande équipe n’est qu’un devoir envers la région. « Béjaïa est une grande ville. Elle s’étend de la vallée au Sahel, nous avons le devoir de bâtir une équipe à la dimension de la région. C’est là une façon de lui rendre justice », a commenté d’emblée le boss bédjaoui avant de poursuivre « nous voulons faire du MOB un club qui sera en mesure de véhiculer les aspirations du nombreux et merveilleux public ».

« Notre arrivée a donné au club plus de crédibilité »En gestionnaire averti, le boss des Crabes a, dès la saison passée, commencé à mettre en place une nouvelle structure, basée sur un nouveau mode de gestion et sur de nouvelles traditions. Conscient de la difficulté de la tâche, il s’est fait entouré par des personnes compétentes, qui ont des connaissances dans le domaine. Entre autres, son homme de confiance et manager général, Mohand Sadji. Une équipe dirigeante qui s’est avérée par la suite convaincante. L’entraîneur Saâdi était la première personne a en être séduite. Il est vrai que l’arrivée de l’ex-entraîneur « usmiste » au MOB avait constitué une surprise de taille dans le milieu sportif bédjaoui. Ajoutez à cela des joueurs de renom qui se bousculaient pour faire partie de cette équipe des Vert et Noir devenue soudainement si « attirante ». Une politique qui n’a pas laissé les industriels de la ville indifférents. « Ils avaient tellement envie de participer à la réalisation de ce grand « projet » que certains d’entre eux sont venus proposer leur contribution et c’est à leur grand honneur », a déclaré le président Rezki, avant d’enchaîner dans le même ordre d’idée : « Notre arrivée au club a pu, elle, asseoir une meilleure crédibilité par rapport aux joueurs, aux bailleurs de fonds, mais aussi par rapport à l’opinion publique et c’est tant mieux pour tous ».

« Nous n’aurons le sentiment du devoir accompli que lorsque nous verrons le club parmi l’élite. « Maintenant que la préparation bat son plein et que le recrutement est définitivement scellé le premier responsable du MOB s’est montré satisfait par ce qui a été réalisé par sa direction jusqu’à présent. « J’estime que sur le plan d’organisation, de recrutement et les conditions de préparation, nos objectifs sont largement atteints, même si le véritable objectif ne peut être que le résultat final, celui de voir notre équipe pour la première fois de son histoire parmi l’élite ». Un rêve que partagent les inconditionnels du club, avec beaucoup d’espoir, et l’arrivée de Amrane Rachid, n’a fait que les rassurer un peu plus. Ce n’est sûrement pas pour des miettes que l’ex-Asémiste a signé au MOB. « Mais il était le meilleur buteur de la division II, c’est un grand attaquant, il a été payé à sa juste valeur », a rétorqué Rezki.

« Nous avons déboursé notre argent…; A présent les caisses du club sont vides »Cette vitrine « bien garnie » qu’offre aujourd’hui le Mouloudia de Béjaïa qui n’a pas été sans vider les caisses du club. « Nous avions déboursé tout ce que nous avons comme argent. A présent, nos caisses sont vides ». Voilà malheureusement le constat amer, fait par Rezki, qui tout de même, ne perd pas espoir de voir les caisses du club renflouées incessamment. « Nous attendons avec impatience l’arrivée des subventions qui nous seront d’un grand apport. Elles nous permettrons d’asseoir au mieux notre organisation pour atteindre notre objectif », a-t-il conclu. Une chose est sûre, à moins de trois semaines du coup d’envoi de la compétition, les milliers de Crabes ne parlent que d’accession. Une accession qui sera, à ne pas en douter, difficile. Très difficile même, car d’autres formations se sont également renforcées à l’image de la JSMB, l’USMH, l’OMR et l’ASMO, mais aussi par un chemin très long et parsemé d’embûches qui nécessitera beaucoup de courage et un souffle long.

Kaci A. /Hamid