La violence, l’abus du pouvoir, la maltraitance sont là les signes qui caractérisent les écoles algériennes.
Devant la maltraitance pratiquée par la directrice du primaire Hadj Tigrine (ex-Leveilley), sur le collectif des enseignants de cet établissement au nombre de 14, le SNTE annonce le boycott de 9 établissements scolaires de la la commune de Leveilley (primaire). « Suite à l’abus de pouvoir et à la mal-traitante pratiqués par la directrice en question, nous avons décidé d’observer une journée de protestation le 13 septembre prochain », a affirmé M. Aït Hammouda, secrétaire général du SNTE d’Alger-Centre. Ce mouvement de protestation intervient pour dénoncer les abus de pouvoir pratiqués au niveau de nos écoles, ainsi que les affectations abusives auxquelles sont soumises les enseignantes. « Si cette action n’aboutit pas, nous boycotterons les cours. Un rapport rédigé par l’ensemble des enseignants sur les agissements de la directrice a été adressé au ministère de l’Education nationale ainsi qu’à l’Académie. Une commission d’enquête menée par la tutelle a été, à cet effet, mobilisée, mais rien n’a été retenu contre la directrice. Cette dernière a comparu devant le conseil de discipline pour avoir falsifié les fiches de synthèse de quelques élèves, contre de l’argent et des cartes de recharge…
« Mais malheureusement rien n’a été fait contre ses agissements, bien au contraire, la directrice a été mutée à la circonscription de Sidi M’hamed », a déploré le conférencier. Ce qui a par contre, étonnée ces enseignants, c’est l’affectation abusive de 9 enseignantes vers d’autres établissements scolaires. « Pourquoi ont-ils pris la décision d’affecter ces enseignantes qui ont entre 27 et 32 ans d’ancienneté alors qu’il n’y a pas eu un surplus d’effectifs », a tonné le SG du SNTE d’Alger-Cntre. « Comment peuvent-ils muter ces enseignants sans qu’il y ait de commission paritaire et de conseil de discipline », s’est-il interrogé. Ces enseignantes, faut-il le signaler, ont été mutées pour utilité de service. « Nous avons été sanctionnées et remplacées sans aucune explication, c’est inadmissible », a tonné une enseignante. Même les parents d’élèves ont été déçus par cette décision. Tout en regrettant ce genre d’agissement, un parent d’élève nous dira que « nous n’allons pas envoyer nos enfants à l’école si ces enseignantes ne sont pas réintégrées ».
Devant cet état de fait, le SNTE a affirmé que la rentrée scolaire sera catastrophique, si les 9 enseignantes affectées abusivement ne sont pas réintégrées à leurs postes. Le SG du SNTE se dit « pessimiste » quant à la « gangrène » qui règne dans nos établissements. Par ailleurs, et en ce qui concerne la nouvelle réglementation éducative qui oblige aussi bien l’enseignant que l’élève à ne quitter l’école qu’après 17h30, les enseignants se trouvent dans l’angoisse et le désarroi en critiquant la réforme de Benbouzid. « C’est la réforme émanant du département de Benbouzid qui a créé tout ce chamboulement », a conclu M. Aït Hamouda.
Lemya Ouchenir
