Selon les concepteurs de ce projet, il est dévolu à ce conseil les missions de “définir un processus de développement de la commune à travers des projets de quartiers et de villages” et d’“identifier les manières d’organiser la diversité des activités humaines et sociales en réseau en vue d’atteindre une meilleure qualité de vie”.
Ce conseil sera composé de médiateurs, personnes “de référence sans pouvoirs décisionnels”, et des représentants des associations de quartiers et villages agréés conformément à la loi 90/31 du 4 décembre 1990. Le conseil se réunira quatre fois par an en session ordinaire sous la présidence de l’exécutif communal L’idée de la création de ce conseil est déterrée dans sune conjoncture particulièrement cruciale caractérisée notamment, d’une part, par le blocage de l’APC suite au rejet par sept membres sur les onze que compte la commune du dernier ordre de jour et d’autre part, par l’échec patent d’une mission de médiation entreprise par une cinquantaine d’associations en vue de dénouer la crise que traverse l’APC. Quant à la “commission de médiation” désignée aux mêmes fins lors d’une rencontre organisée par la liste “Initiative citoyenne” tout porte à croire que son sort est scellé avant même qu’elle ne rende publiques les conclusions de sa médiation.
L’exécutif communal de l’APC d’Akbou, initiateur de l’idée de la création du conseil consultatif, saura-t-il en mesure de juguler les contrecoups de la dernière expérience vécus avec le mouvement associatif et contribuer à l’émergence d’une société civile à même de jouer un rôle positif dans ce qui est convenu d’appeler “démocratie participative” ou non ? Avancé çà et là par les partis de la mouvance démocratique depuis les élections locales d’octobre 1997, l’idée de faire participer la société civile dans la gestion des affaires de la commune peine à prendre forme bien qu’elle soit toujours mise en valeur, lors des campagnes électorales, en tant que gage de transparence, de justice sociale et d’une meilleure répartition des richesses de la collectivité.
B. Sadi
