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La tirelire se vide

Le mois de Ramadhan tire déjà à sa fin, que la rentrée scolaire et l’Aïd El Fitr pointent à l’horizon, à ce train les plus économes des salariés aux petites bourses de Lakhdaria ne tarderont pas, sous peu, à solliciter leurs employeurs pour des avances sur salaire.

C’est cet enchaînement d’événements caractérisé par des dépenses continuelles qui a contraint cet été encore, dit un résidant de Lakhdaria, “la plupart des ménages à ne pas trop penser aux vacances d’été, par crainte de rater les autres rendez-vous”.

Les hésitations des foyers à faibles ressources à l’approche de journées événementielles rejoignent les constats alarmants exprimés par voie de presse par des politiques, toutes tendances confondues, suggérant un relèvement de salaire à 35 000 DA, que d’autres espèrent voir se hisser à 28 000 DA ou encore, ces anges gardiens du contribuable qui ne le voit tourner qu’aux alentours des 15 000 DA.

Quant à l’avis de l’habitant de Lakhdaria dans tout cela, “les spéculateurs ont voulu au départ du jeûne imposer leurs prix mais ils se sont très vite rendus compte de l’impuissance des ménages à suivre cette cadence à la hausse”.

Précédant la fête de l’Aïd de 8 jours, voilà que le 13 septembre arrive, les pères des enfants scolarisés, rien que pour s’épargner les critiques du voisinage, iront vêtir leur gosse à bon marché, puis, ils iront dans les librairies pour l’achat des fournitures scolaires.

Une fois l’Aïd venu, les même tuteurs de l’ex-Palestro, pour une question de nif encore, exauceront de nouveau, le vœu de leurs progénitures en leur achetant de vêtements neufs pour éviter les remarques des mauvaises langues du genre “Ses enfants portent pour l’Aïd les mêmes vêtements de la rentrée scolaire”. Comme disent nos aïeux, ce n’est qu’après la fête qu’on se gratte la tête, mais même endettés, les chefs de familles, taghanant oblige, sont prêts pour des saignées plus marquantes que celles-ci.

A. Chérif

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