La Dépêche de Kabylie

Des carences enregistrées

La rentrée scolaire 2009-2010 à travers la wilaya de Bouira s’est déroulée sans grand incident notoire. Cependant quelques légères perturbations ont été enregistrées au niveau de l’organisation dans de nombreux établissements. Des perturbations causées par la grève des adjoints d’éducation.

Pour le CLA qui avait décidé d’une grève générale pour cette rentrée, le mot d’ordre n’a pas été suivi dans la wilaya de Bouira où ce syndicat n’est pas implanté. Selon Zoubir Messaoudi, coordinateur du Cnapest de la wilaya, Bouira d’autres défaillances ont été enregistrées notamment dans les établissements scolaires éloignés des chefs-lieux. « Dans plusieurs lycées de la région est de la wilaya, il nous a été donné de constater le manque de professeurs. Au lycée d’Aghbalou, nous avons constaté qu’une classe de 2e année scientifique contient 44 élèves. C’est inadmissible lorsqu’on sait qu’une classe doit recevoir entre 30 et 35 élèves au maximum », dit le coordinateur de wilaya du Cnapest.

Par ailleurs, une certaine grogne a été remarquée dans différents lycées de la wilaya auprès des élèves ayant échoué à l’examen du baccalauréat. En effet, le ministre de l’Education nationale lors d’une intervention télévisée, s’était exprimé sur le cas des recalés. A ce sujet, M. Benbouzid avait lancé un appel pour que tous les élèves malchanceux soient réintégrés dans leurs établissements. Un appel qui n’a apparemment pas été entendu par les directeurs d’établissements que nous avons contactés et qui sont unanimes à dire qu’aucune instruction ne leur est actuellement parvenue. Les parents d’élèves ayant échoué au bac rencontrés devant un lycée du chef-lieu de wilaya, désespèrent de voir cette situation se débloquer dans les plus brefs délais pour permettre à leurs enfants de rejoindre leurs classe. « Nous nous attendions à ce que nos enfants reprennent dès aujourd’hui mais apparemment il faudra encore attendre quelques jours pour que les choses se précisent », nous confiera l’un d’eux sur un air affligé. Sur un tout autre registre, mais qui ne manquera pas d’influer négativement sur la scolarité des élèves, la direction de l’éducation de Bouira n’aurait pas procédé au mouvement de la commission paritaire.

Selon toujours le coordinateur du Cnapest de la wilaya de Bouira, une réunion de la commission paritaire doit se tenir avant la rentrée scolaire pour régler des affaires pendantes. « La direction de l’éducation aurait dû effectuer le mouvement de la commission paritaire, une commission chargée de régulariser certaines situations administratives qui restent pendantes, notamment sur la situation de l’enseignant ». En somme, cette rentrée comparativement aux années précédentes n’a pas été entachée de grèves généralisées, même si quelques couacs ont été enregistrés ici et là.

Hafidh B.

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