Les enseignantes et les enseignants de l’école primaire Benredjal Med Arab de Tizi-Ghenif, déjà éprouvés à l’instar de leurs collègues de la wilaya par le non-versement de la prime de rendement, ont vu, en ce dimanche, premier jour de la rentrée scolaire, rouge en découvrant l’état lamentable dans lequel se trouve leur établissement. “Déjà, le 6 septembre dernier, à la signature des PV de rentrée, nous avions appelé à des améliorations. Nous pensions, au moins trouver notre école dans un état plus accueillant. Mais les travaux ont été malheureusement bâclés”, nous déclarent les enseignants outrés. Au demeurant, la cour, lieu préviligié des écoliers censée être goudronnée ou dallée depuis des années ressemble plus à un champ de bataille parsemée de gravats, de bouts de ferraille et autres vestiges laissés sur place par l’entrepreneur avec des rigoles d’écoulement des eaux de pluie transformées en égouts à ciel ouvert alors que les sanitaires offrent le même spectacle avec des portes éventrées, des murs crasseux sans oublier les odeurs nauséabondes qui se dégagent des cuvettes bouchées. “Le portail principal qui doit être la vitrine de l’école a été refait non seulement d’une manière artisanale, sans aucune esthétique, mais il présente des dangers pour les élèves avec des barres de ferraille à fleur qui vont occasionner sûrement beaucoup d’accidents”, note le directeur de l’école. Le mur de soutènement érigé le long de la cour, du reste inachevé, est considéré déjà par l’ensemble du personnel comme étant le mur de la mort. Au demeurant, après ce mouvement de protestation, les autorités locales se sont déplacées sur les lieux pour s’enquérir de plus près du problème.
Essaïd N’Aït Kaci
