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Les limites d’une opération de solidarité

Nonobstant l’inscription de 499 familles démunies et nécessiteuses au bénéfice du colis alimentaires de Ramadhan à l’échelle de la daïra d’Adekar (190 colis pour la seule commune d’Adekar), beaucoup de familles non moins méritantes en ont été privées. Certes, cette année, l’organisation a été meilleure au plan de la distribution, ce qui a permis d’écarter d’éventuels indus bénéficiaires, mais la paupérisation est telle qu’il serait faux de croire que tous les nécessiteux ont été servis. Déjà, des langues ont commencé à se délier pour dénoncer une sélectivité dans l’octroi du couffin. Première à agir, dans toute la daïra d’Adekar, sans doute, la plus pauvre de la wilaya, composée de trois communes, Taourirt Ighil, Beni K’sila et Adekar en l’occurrence, n’ont bénéficié que de 212 couffins alimentaires pendant le mois sacré. “Quelle explication peut-on faire sur la distribution des couffins au niveau de la DAS ? Comment équilibrer l’offre de 212 avec la demande de 499 ?” S’interroge un responsable à la daïra d’Adekar. “Et si notre demande est de 1000 parts ; à quel équilibre nous arriverons ?” Les responsables de l’organisation parlent pourtant “d’une liste élaborée et remise à qui de droit mais rien n’y fit”. A la daïra d’Adekar, la demande a été plus forte que ce quota de 212 colis, soit plus de 50% d’écart. Certaines sources parlent de la possibilité d’une rallonge d’autres couffins, mais rien n’est venu confirmer ces dires alors que la deuxième moitié du mois sacré est entamée. D’autres sources, notamment selon quelques habitants de Taourirt Ighil, parlent d’une autre distribution de couffins par la Sonatrach mais pour le moment rien n’est officiel.

Menad Chikhi

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