Le débrayage des adjoints de l’éducation se poursuit

La rentrée scolaire ne s’est pas déroulée dans de bonnes conditions comme l’aurait espéré le ministre de l’Education nationale. Ce dernier a fait sa rentrée, tandis que les syndicats qui n’ont pas l’intention d’abdiquer ont fait la leur. La rentrée scolaire a été bel et bien marquée par des mouvements de protestation lancés par les syndicats du secteur, pour dénoncer la fuite en avant de la tutelle. Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) s’est contenté de boycotter le premier jour de la rentrée scolaire comme avertissement aussi bien au ministère de tutelle qu’au gouvernement, et ce, en attendant d’entreprendre des actions plus radicales. Le chargé de communication du CLA a affirmé que la grève a été un franc succès. Ce mouvement de protestation a été, selon les propos de notre interlocuteur, suivi dans une dizaine de wilayas notamment à Alger, Béjaïa, Tizi-Ouzou, Boumerdès, Blida… Rappelons toutefois, qu’un rassemblement est au menu de cette entité syndicale en coordination avec les syndicats affiliés à l’intersyndicale de la Fonction publique. Les adjoints de l’éducation sont passés à l’acte dès le premier jour. Le débrayage entamé par les adjoints de l’éducation qui se poursuit pour la deuxième journée consécutive, a été observé pour mettre la pression sur les pouvoirs publics afin de satisfaire leur doléances. A en croire les représentants de ce syndicat, la grève a été suivie à travers plusieurs wilayas dont Sétif, Béjaïa… Selon les initiateurs de ce mouvement, le taux de suivi a atteint les 70% au niveau national. « Les adjoints de l’éducation qui n’avaient pas participé dimanche à la première journée de débrayage pour manque d’information ont rejoint massivement le mouvement dans sa deuxième journée », a affirmé le secrétaire général de la Coordination des adjoints de l’éducation, Mourad Fertaki, contacté au téléphone. La tutelle est enfin sortie de son mutisme. Cette dernière a invité les adjoints de l’éducation au dialogue pour essayer de trouver un terrain d’entente à leur problème. « Ça sera une occasion pour nous de savoir pourquoi la tutelle a suspendu les pourparlers datant du 14 juin dernier », a indiqué notre interlocuteur. Cette action, faut-il le rappeler, intervient suite à la rupture, sans aucune explication, des négociations avec le ministère de l’Education nationale. « Nous avons perdu le contact avec le ministère de tutelle depuis le 14 juin dernier, alors que les négociations devaient prendre fin le 30 juin dernier », a-t-il déploré. Ces derniers ne veulent en aucun cas geler leur mouvement, bien au contraire ils comptent reconduire leur action chaque mois, jusqu’à avoir gain de cause. S’agissant de la plate-forme des revendications de cet organe syndical, elle s’articule autour de  » la révision du statut particulier avec une classification de ce corps à la catégorie 10 au lieu de 7 actuellement et le droit à la promotion au poste de surveillant général, et la réduction du volume horaire à 28 heures de travail au lieu de 36 heures actuellement ». Ce syndicat réclame également, le droit à la formation et à la promotion, l’ouverture de cycle de formation pour le recyclage des travailleurs de ce corps et la suppression de la permanence des vacances scolaires pour les adjoints de l’éducation.

Lemya Ouchenir