En absence de trottoirs dignes de ce nom, les piétons sont condamnés d’emprunter la même chaussée que les routiers et les automobilistes. Pour se rendre à l’arrêt de Bordj – Mira, chose pas facile pour les piétons, qu’ils soient petits ou grands, ils sont tous aux aguets de peur de se faire renverser ou écraser par les véhicules.
En venant de gauche ou de droite, passage obligé pour parcourir l’un des deux ponts vers l’arrêt. Ceux-ci datant de l’ère coloniale, ils sont juste pourvus de petits trottoirs qui ne font même pas un mètre de largeur. Le grand hic, c’est que cela se passe toujours en pleine RN 9 au vu et au su des responsables censés agir, en prenant des mesures concrètes pour mettre fin à une situation d’insécurité routière qui menace le quotidien des milliers de piétons.
Du point de la vue de la population : « Elargir les trottoirs des deux ponts ou installer des passerelles est un besoin impératif qui devait être fait depuis très longtemps par défaut de négligence, cela ne doit pas encore perdurer aujourd’hui car il y va de la sécurité les usagers ». Celle-ci se demande encore : « N’est-ce pas le moment d’installer des abribus ? Alors que l’hiver est à nos portes ? Même les routiers et les automobilistes ne sont pas épargnés, ils sont très embarrassés par cette situation qui les étouffe complètement aux heures des rentrées et sorties des classes des collégiens, lycéens et stagiaires ».
D’autres citoyens évoquent un autre cas de menace : « Nous ne souhaitons pas revivre le cauchemar de l’hiver passé pendant lequel l’arrêt en question a été détruit complètement par les cours d’eau de toute la région avec une vitesse vertigineuse. Et même les deux ponts de l’arrêt ont failli être emportés par les eaux ».
Cette menace a commencé depuis la dégradation et l’effondrement du ralentisseur des eaux de l’ oued qui se situe à près de 200 mètres de l’arrêt et jugent comme solution unique et efficace, « la reconstruction immédiate de ce même ralentisseur pour contrer tout risque ». Et ajoutent encore : « Nous restons tout de même optimistes de voir les choses se concrétiser du jour au lendemain pour nous éviter un hiver de cauchemar ».
Mustafa Safer
