Djamel Menad “La JSMB retrouvera la place qui lui sied”

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Alors qu’on s’attendait à voir les Béjaouis réagir positivement lors de cette empoignade, bien au contraire, les camarades de Deghiche n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes. Ils se sont fait balayer assez nettement par les Bonois (3-1). Le Béjaouis ont pris trois buts avant de sauver l’honneur par le Camerounais N’djeug. Une chronologie révélatrice sur la fragilité des gars de Yemma Gouraya. Le mental des joueurs étaient tellement affecté par la série de mauvais résultats, qu’ils étaient incapables de réagir. Cela dit, le coach béjaoui demeure optimiste, pourvu que tout le monde y mette du sien.

“On doit presque tout refaire mais progressivement”

Donc après avoir diagnostiqué avec précision le mal qui ronge la formation des Hammadites depuis le début de la saison, place à présent à la phase de traitement. “On doit presque refaire tout, on profitera de la première trêve qui se présentera pour renforcer le physique des joueurs. En attendant cela, on va procéder progressivement à retravailler tous les aspects. J’ai constaté des lacunes au niveau des trois compartiments, on va s’atteler à y remédier peu à peu. Toutefois, je tiens à signaler que je compte beaucoup sur l’attention des joueurs pour réussir ce traitement de choc dans les meilleurs délais”, a expliqué le coach des Vert et Rouge. En somme, c’est une sorte de remise en cause de la préparation qu’avait effectué l’équipe à l’intersaison en Tunisie. Pourtant, c’est cette même équipe, aujourd’hui fébrile et amorphe, qui a terminé le championnat à la troisième place, la saison écoulée et c’est avec ce même entraîneur Djamel Menad, qui avait fait un parcours de 11 matches sans défaite avec à la clé une place de leader en championnat avant bien sûr la longue traversée du désert qui aura duré 9 matches sans victoire toutes compétitions confondues. Cette petite rétrospective, nous offre deux renseignements. Cette équipe qui a maintenu tout ses éléments et qui s’est même renforcée par les trois Annabis, L’Hadi Adel, Bouguera et Hamlaoui, recèle du potentiel. Ce qui nous laisse présager un sursaut d’orgueil de cette équipe et que la venue de Djamel Menad ne devrait en fait qu’accélérer le processus dans un premier temps. Son rôle majeur et de faire en sorte de préserver cette nouvelle dynamique, c’est là justement le deuxième enseignement. Le plus difficile serait, en effet, de prévoir et maintenir le rythme après avoir atteint le sommet, le plus important pour le moment, reste légitime mais il ne peut jamais perdre de vue ce qui en suivra, c’est une étape des plus difficiles et que ce soient les efforts conjugués de toutes les composantes du club, joueurs, entraîneurs, direction et supporters qui assurent cet équilibre et cette persévérance. C’est pourquoi qu’en parallèle au traitement que va “prodiguer” l’entraîneur, les autres maillons doivent se mettre au diapason de cet nouvel élan.

“La JSK ou autres, on doit gagner notre prochain match”

Pour réunir ce qui préoccupe le plus la famille de la JSMB à présent, c’est-à-dire provoquer le déclic pour pouvoir libérer les joueurs et prendre un nouveau départ. Le coach béjaoui est plus que jamais conscient de la situation et de l’inquiétude des fans. “Nous avons besoin de leur soutien, nous ferons de notre mieux pour leur rendre le sourire le plus tôt possible”, dira Djamel Menad qui se veut confiant et se focalise sur le prochain match face à la JSK. “Nous sommes dans l’obligation de gagner ce match indépendamment de notre adversaire. Le plus important pour nous est de prendre les trois points et d’enregistrer notre première victoire”, a-t-il précisé. Cela dit, Menad reste optimiste quant à l’avenir du club “il n’y a pas lieu de s’alarmer, la JSMB va finir par retrouver la place qui lui sied”, a-t-il conclu.

A. Kaci

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