Une décision qui fait courir les parents d’élèves

La décision de vêtir les élèves des 03 paliers de l’enseignement de tabliers de couleurs différentes, prise par le ministère de l’Education, mérite qu’on s’y attarde du fait des difficultés que trouvent les parents pour son application. A Lakhdaria par exemple, pères, mères, et grands-pères se sont mis de la partie consistant à chercher sur le marché les couleurs demandées aux filles, et aux garçons. En vain. Et du coup la peur de voir son enfant sanctionné, s’installe. Des retours bredouilles vers la maison que les membres déçus chargés de la mission impossible expliquent pour se faire convaincants. « On parle de personnes nonties qui auraient tout raflé pour ensuite les revendre chers ». ou encore « on a rencontré des tissus de toutes les teintes, mais pas justement celles exigées ». C’est alors que le ministère de tutelle a rectifié le tir, en ordonnant par voie de presse, ou à travers les trois Chaînes de télévisions nationales telle Thamazight, à ses structures, précise un enseignant « de ne pas trop insister sur les couleurs bleu, et rose spécialement, et d’accepter les teintes nuancées de mêmes couleurs ». Avant qu’on ne tire au clair ce malentendu, des parents d’élèves très soucieux de se les procurer à tout prix pour éviter toute éventuelle sanction, ont appris de « bouches à oreille » bien sûr, que des tabliers de confection dans les mêmes couleurs étaient disponibles à Reghaïa, une information dit l’éducateur « qui s’est avérée exacte, une ruée vers là bas s’en est suivie, on les à acquises pour 600 DA/l’unité, au lieu de 200 DA ». Pour mieux illustrer le chamboulement que cela à fait au sein des familles, celui-ci cite encore le cas « de ces ménages qui ont accouru vers les magasins des APC pour se débrouiller des tenues de travail, pour en retailler avec ce tissu ces fameux tabliers ». Mais ce qui demeure incompris jusqu’à l’heure pour ce professeur, c’est s’interroge-t-il : « Comment un ministère avec tout l’arsenal de moyens d’information dont il dispose, n’a pu sonder le marché avant l’envoi pour l’exécution de cette réglementation ? » Ainsi, le souhait des responsables d’habiller les élèves par des couleurs vivantes et créer ainsi lors des sorties en récréation une image d’un monde « beau et gentil », se voit devenir irréalisable faute de n’avoir pas cerné tous les contours de la mesure à adopter.

A. Chérif