Dans une déclaration parvenue, hier, à notre rédaction, les travailleurs des services parc et voiries de l’APC de Tizi-Ouzou menacent de débrayer. Un préavis de grève a été même déposé auprès des services concernés. « La grève sera enclenchée sous huitaine à compter du dépôt de ce présent préavis », peut-on lire en substance sur le document cosigné par la section syndicale des services parc et son homologue de la voirie. La ville des Genêts, voire toute la commune de Tizi-Ouzou risquent ainsi d’être envahie par les ordures ménagères dans les tout prochains jours.
Il est clair que les conséquences ne peuvent qu’ être néfastes. Les deux syndicats précisent que cette décision de recourir à la grève a été prise lors d’une assemblée générale tenue le 17 du mois en cours.
Celle-ci, expliquent encore les deux sections, a été entérinée à la suite du mutisme des pouvoirs publics face à leurs revendications portées sur une plate- forme rédigée le 21 avril dernier. Une plate- forme de revendications qui a été d’ailleurs élargie à « la dénonciation de la mise en place illégale de la commission des œuvres sociales ». Sinon, les travailleurs qui ont voté, précise-t-on sur la déclaration « à l’unanimité et à main levée » réclament notamment l’amélioration de leurs conditions sociaux-professionnelles. Tizi-Ouzou se dirige, en effet, tout droit vers une situation de pourrissement, cela d’autant que la grève décidée est illimitée et ce « jusqu’à la satisfaction des revendications des travailleurs », précisent les deux syndicats. Une solution et une prise en charge de ce problème s’imposent pour éviter de se retrouver dans une véritable impasse.
Il est à rappeler que les travailleurs de la même APC, qui n’est pas à son premier couac du genre, sont montés au créneau, il y a à peine quelques jours, à travers une déclaration de leur section syndicale.
Dans ladite déclaration, ces agents adhérents de l’UGTA ont dénoncé « les agissements de certains élus ». Les travailleurs ont également dénoncé à travers ce même écrit « les agressions physiques et verbales dont a été victime le secrétaire général de la section syndicale de la voirie par un élu ». Quoi qu’il en soit, la commune de Tizi-Ouzou, risque au train où vont les choses de sombrer.
M. O. B.
